OM : David Douillet lâche une bombe — « Quelqu’un saborde le navire de l’intérieur »

L’ancien ministre et champion olympique a formulé sur RMC Sport une théorie explosive sur la crise marseillaise. Et si le chaos de l’OM était organisé ?

Il a lui-même prévenu : ce qu’il allait dire relevait de la « science-fiction ». Mais venant d’un ancien ministre, champion olympique de judo et habitué des cercles du pouvoir, les mots de David Douillet ont résonné bien au-delà d’une simple hyperbole. Sur RMC Sport, lors des Grandes Gueules du Sport, il a balancé une théorie qui a immédiatement enflammé la toile marseillaise.

« Est-ce que McCourt est le réel patron de l’OM ? »

Tout part d’un constat. L’OM accumule les « réactions illogiques » : McCourt qui influence pour changer des choses qui fonctionnent, des gens qui veulent partir pour mille raisons. Pour Douillet, l’addition ne colle pas. Il s’interroge alors publiquement : « Est-ce que McCourt est le réel patron de l’OM ? Est-ce qu’il n’y a pas d’autres influences, d’autres réseaux, qui viennent perturber la mécanique sportive ? »

L’hypothèse est posée. Des réseaux extra-sportifs, invisibles, qui agiraient en coulisses pour déstabiliser le club. Une main dans l’ombre. Puis Douillet franchit un cap supplémentaire.

Le scénario hollywoodien

« Imaginons que quelqu’un saborde le navire de l’intérieur avec pour objectif de se réapproprier le club, de le racheter », lâche-t-il. L’idée est simple, et redoutablement efficace : faire chuter la valeur du club de l’intérieur, accumuler les crises, les départs, les humiliations sportives — jusqu’à ce que McCourt, épuisé et lésé, accepte de vendre à prix bradé. À quelqu’un qui, justement, aura tout organisé.

Aucune preuve, Douillet le reconnaît lui-même. Mais le contexte rend la théorie audible. Frank McCourt a racheté l’OM en 2016 et injecte de l’argent depuis plusieurs années. Pourtant, saison après saison, l’équipe parvient à faire moins bien que l’année précédente. La descente semble presque méthodique.

Un propriétaire fantôme, une institution à vif

Ce qui alimente le doute, c’est aussi le silence de McCourt. Son retrait apparent des affaires courantes et son manque de communication directe laissent place à des interprétations diverses et parfois confuses sur la direction prise par le club.

Autour de lui, les chiffres font mal. Plus de 100 millions d’euros de pertes, sans droits TV dignes de ce nom, et sans la Ligue des Champions pour renflouer les caisses. Un ancien du club, Jacky Bonnevay, exprime une crainte partagée par beaucoup : « Je me mets à la place de McCourt. J’ai peur qu’il s’impatiente et se décourage. »

Marseille, théâtre d’une guerre invisible ?

La sortie de Douillet dit peut-être moins quelque chose sur ce qui se passe réellement à l’OM qu’elle ne révèle l’état d’esprit qui règne autour du club. Entre départs successifs, décisions sportives incomprises et tensions récurrentes en interne, beaucoup de supporters ont le sentiment que l’OM traverse une période totalement incontrôlable.

Science-fiction ou lucidité ? À Marseille, la frontière n’a jamais été aussi floue.


Article rédigé sur la base des déclarations de David Douillet sur RMC Sport, diffusées le 4 mai 2026.