Après la défaite 2-0 à Brest, Habib Beye, tout frais entraîneur de l’Olympique de Marseille, pointe du doigt la condition athlétique défaillante de son équipe comme la racine du mal. À la veille de l’Olympico face à Lyon, cette lucidité pourrait être le déclic salvateur.
Sur la pelouse bretonne, l’OM a craqué face à un doublé assassin de Martin Ajorque lors de la 23e journée de Ligue 1, confirmant une série noire sans victoire en championnat depuis un mois. Beye, arrivé en cours de saison, n’y va pas par quatre chemins : « Le vrai souci, c’est la densité athlétique et la vitesse. On manque de fond pour tenir les 90 minutes. » Cette analyse post-match, livrée sans fard, met en lumière des lacunes criantes observées tout au long d’une campagne marquée par des contre-performances récurrentes en fin de match.
Olympico en vue : stage choc à Marbella pour ranimer la machine
Conscient que le temps presse, Beye a déjà prévu un stage intensif à Marbella dès cette semaine, axé sur la récupération et le renforcement physique. Ce choix stratégique vise à doper l’endurance des Phocéens avant le choc au Groupama Stadium le 1er mars, où chaque souffle comptera face à un OL revigoré. « Tout chambouler en 24 heures aurait été un problème, mais on agit maintenant », tempère l’ex-défenseur, qui mise sur la science du staff pour inverser la courbe descendante.
À la 4e place du classement, l’OM ne peut se permettre plus d’écarts dans la course à l’Europe. Ce focus athlétique, couplé à la ferveur du Vélodrome à venir, pourrait relancer une saison en péril. Reste à savoir si les joueurs, dopés à l’idée de l’Olympico, sauront transformer cette prise de conscience en résultats concrets sur le pré.


