Mehdi Benatia, directeur du football de l’Olympique de Marseille, est au cœur d’une enquête explosive révélée par La Provence le 11 mars 2026. Basée sur une vingtaine de témoignages anonymes, elle dépeint un homme omniprésent, accusé d’avoir semé le chaos au sein du club phocéen, jusqu’à fragiliser l’entraîneur Roberto De Zerbi.
Dans les couloirs du Commanderie, Mehdi Benatia n’aurait laissé aucune place à la respiration. L’ancien international marocain, nommé pour stabiliser le projet McCourt, se serait immiscé partout : choix tactiques, jours de repos, discours d’avant-match. Un agent de joueurs parle même d’un « climat toxique », orchestré en tandem avec Pablo Longoria. Roberto De Zerbi, débarqué en février, aurait craqué sous cette pression constante, exaspéré par ces interventions intrusives qui court-circuitaient son autorité.
De Zerbi-De Benatia : la guerre froide qui explose
La rupture culmine avec des anecdotes glaçantes. Benatia envoie des notes vocales cinglantes aux joueurs, dicte les compositions et critique ouvertement les choix italiens. La Provence révèle que l’Italien aurait été ulcéré par ce « interventionnisme maladif ». Le départ de De Zerbi ? Une conséquence directe, selon ces sources. Le vestiaire, lui, oscille entre admiration pour le charisme de Benatia et lassitude face à son style autoritaire.
Greenwood, la cible sacrifiée
Le cas Mason Greenwood cristallise les dérives. Benatia, lassé par le manque d’implication supposé de l’Anglais, pousse pour un transfert dès janvier. Résultat : De Zerbi l’écarte temporairement, malgré ses buts décisifs. Greenwood se rattrape en fin de saison, sauvant sa place. Mais l’épisode illustre le pouvoir absolu du dirigeant, capable de bousculer les stars sans trembler.
Chasse aux sorcières et riposte officielle
L’enquête va plus loin : tensions explosives avec Cécilia Barontini (une main courante déposée), Stéphane Tessier ou Jean-Pierre Papin, qui dit avoir reçu des menaces. Benatia traque les « taupes » avec Ali Zarrak, contrôle les réseaux sociaux et pilote les recrutements – Wahi, Brassier en tête. Un règne solitaire, clivant.
L’OM contre-attaque le 12 mars via un communiqué assassin de Bel-Abbès Bouaissi. « Dossier à charge sans contradictoire », tonne le club, qui réaffirme la confiance de Frank McCourt… jusqu’à l’été. Un départ de Benatia se profile, dans un contexte de mercato agité.
Reste la question : sauveur ou fossoyeur ? À Marseille, où les passions s’embrasent vite, cette enquête ravive les doutes sur un projet phocéen toujours en quête d’équilibre.

