À l’OM en pleine crise, Mehdi Benatia s’impose comme l’architecte du renouveau sportif, mais il ne veut pas endosser davantage de responsabilités.
Promu fin janvier aux manettes du football après une démission avortée, l’ex-défenseur international savoure ses pleins pouvoirs sur le mercato et le vestiaire. Pourtant, alors que Pablo Longoria vacille, Benatia écarte d’un revers de main l’option d’un costume présidentiel. Portrait d’un dirigeant qui trace sa voie sans viser le sommet administratif.
« Jamais de ma vie », la porte claquée
Son entourage ne mâche pas ses mots : « Mehdi ne s’imagine jamais de sa vie dans ce rôle », balaye un proche cité par L’Équipe. Benatia, arrivé en 2023 sans expérience dirigenante majeure, préfère son périmètre technique : recrutement, nomination d’Habib Beye, gestion des crises post-défaite à Brest. La présidence, c’est l’institutionnel, les instances, les finances – un monde qui heurte son ADN de formateur et de tacticien. Relégué aux coulisses, Longoria accentue ce partage des cartes.
Le roi du sportif, pas du palais
« UN PROFIL ENCORE NOVICE » Les tensions passées avec Longoria, exacerbées par des divergences stratégiques, scellent l’improbabilité d’une promotion fulgurante. Benatia, passé par la formation phocéenne en joueur puis recruteur, bâtit sa légitimité sur le terrain. Frank McCourt lui confie les leviers opérationnels jusqu’en juin 2026, mais pas les rênes globales. À cinq jours du choc contre Lyon, il orchestre la survie sportive pendant que la short-list mystérieuse s’étoffe ailleurs.
L’OM sous haute tension attend un président pour apaiser la fronde. Benatia, focus laser sur le vestiaire et les résultats, incarne la rupture sans ambitionner le trône. Sa mission : hisser Marseille dans le top 4 avant que la tempête administrative n’engloutisse tout. Un choix tactique qui pourrait bien payer.

