Le défenseur espagnol a confié qu’il avait failli poser ses valises à Marseille avant de retourner à Bilbao. Une révélation qui en dit long sur son malaise vécu en Arabie saoudite et sur les hésitations de l’OM à l’époque.
Aymeric Laporte n’a pas seulement évoqué son retour « du cœur » à Bilbao. Sur les ondes de RMC, le champion d’Europe 2024 a glissé une petite bombe : il aurait pu signer à l’OM cet été. Oui, Marseille. Le club avait entamé des échanges, mais rien ne s’est concrétisé. Le joueur, lui, sortait d’une aventure contrastée à Al-Nassr, entre Cristiano Ronaldo et un championnat qui ne correspondait pas à son caractère. « Dès la première année, j’ai compris que ce n’était pas ce que je voulais », a-t-il expliqué. Des mots simples, mais lourds de sens.
L’OM, de son côté, cherchait alors un patron défensif, un nom capable d’incarner un projet en reconstruction. Laporte cochait toutes les cases : expérience, leadership, relance propre, mental de compétiteur. Sauf que les finances ont pesé lourd. Le salaire du joueur, conséquent en Arabie saoudite, a refroidi la direction olympienne. Bilbao, plus agile, a sauté sur l’occasion. Et Laporte, attaché à son club formateur, a préféré le retour à la maison plutôt qu’un pari incertain sur la Canebière.
Et si Marseille avait osé ?
La question hante sans doute encore certains à la Commanderie. Avec Laporte, la défense marseillaise aurait pris une autre dimension, peut-être une autre stabilité. Mais on ne refait pas un mercato. Le joueur, lui, semble revivre à San Mamés, visiblement apaisé, même s’il admet ne pas avoir totalement refermé la parenthèse OM. « On ne sait jamais avec le football », aurait-il glissé, mi-sérieux, mi-taquin. Comme un clin d’œil à ce rendez-vous manqué entre deux grandes histoires.
