Il collectionne les buts sous le maillot de l’Olympique de Marseille, mais c’est un tout autre rêve qui anime Pierre-Emerick Aubameyang en dehors des terrains. L’attaquant gabonais, numéro 17 de l’OM, a confié au micro de Maritima Médias une ambition profondément personnelle : jouer un jour aux côtés de son fils, âgé de 14 ans. Une déclaration touchante, portée par la conviction que le football peut encore lui réserver de belles surprises.
C’est une confidence rare, loin des discours tactiques et des analyses d’après-match. Pierre-Emerick Aubameyang a laissé parler son cœur de père devant les micros de Maritima Médias. « Mon rêve est de jouer un jour avec mon fils. Il a 14 ans mais je me dis que rien n’est impossible », a déclaré l’attaquant marseillais avec une sincérité désarmante. Une phrase simple, mais qui en dit long sur l’homme derrière le joueur — un père qui place la transmission et le partage familial au-dessus de tout, même au sommet d’une carrière déjà exceptionnelle.
Le rêve n’est pas totalement fou si l’on considère les données du problème. Aubameyang, dont la longévité au haut niveau force le respect depuis des années, entretient son corps avec une rigueur qui lui permet encore de peser sur les matchs à un âge où beaucoup ont déjà raccroché. Son fils, lui, a 14 ans : dans quatre ou cinq ans, il pourrait théoriquement intégrer un centre de formation ou une équipe professionnelle. Si le père continue à jouer à haut niveau jusque-là — ce qui relèverait du défi, mais pas de l’impossible — le scénario d’une cohabitation sur un même terrain n’est pas totalement à exclure.
Cette déclaration résonne aussi comme un beau message adressé au monde du football en général. Dans un sport souvent perçu comme impitoyable et déshumanisé, voir l’un de ses attaquants les plus expérimentés parler non pas de titre ou de record, mais du simple bonheur de taper dans un ballon avec son enfant, rappelle pourquoi tant de gamins tombent amoureux de ce sport. À Marseille, où la passion populaire est une religion, Aubameyang vient peut-être de marquer l’un de ses points les plus précieux — dans le cœur des supporters.

