À deux jours du choc au Parc, Roberto De Zerbi dégaine Himad Abdelli et Tochukwu Nnadi pour secouer son entrejeu parisien.
Ces deux recrues hivernales, arrivées dans l’urgence d’un mercato chaotique, portent déjà les espoirs d’un OM en quête de renaissance.
Himad Abdelli, ce milieu tunisien de 24 ans chopé à Wolfsburg pour 5 millions, débarque avec un CV solide en Bundesliga – neuf buts la saison dernière, quand même. Sauf que les chiffres se contredisent : dominateur en passes décisives chez les Loups, il a peiné en fin de cycle, relégué sur le banc trop souvent. De Zerbi, lui, y voit un relayeur box-to-box capable de casser les lignes parisiennes, et l’a déjà testé en point d’orgue lors des dernières séances. On ne sait pas encore si le gamin tiendra la cadence d’un Classique, mais son gabarit et sa vista pourraient faire mal à un Zaïre-Emery sous pression. Et Nnadi ? Ce mastodonte nigérian de 20 ans, prêté par Everton, c’est du brut de décoffrage : 1m93, une foulée de sprinter, zéro minute en Premier League mais un prêt concluant en Championship. Débarqué hier, il vise déjà une place en défense centrale, là où l’OM saigne depuis le départ de Murillo. Les observateurs du terrain chuchotent que sa vitesse pure compense un manque flagrant de lecture, idéal pour contrer un Mbappé intenable.
De Zerbi dégaine ou coule ?
Risqué, ce coup de poker. Abdelli a montré des éclairs en Allemagne, mais face à un PSG rodé, une erreur et c’est la marée bleue qui submerge. Nnadi, lui, porte l’étiquette « pari long terme » : physique monstrueux, placement approximatif, et zéro repère en Ligue 1. Pourtant, De Zerbi n’hésite pas, lui qui a déjà chamboulé son onze onze fois cet hiver. Les entraînements fermentés à la Commanderie laissent entrevoir un 4-3-3 audacieux, avec ces deux-là au cœur du jeu. Marseille tremble, Paris jubile.

