À 19 ans seulement, Steeve Kango a fait ses grands débuts avec l’Olympique Lyonnais en Ligue Europa face au Celta Vigo. Titularisé par Paulo Fonseca dans un match à enjeu, le jeune latéral droit a impressionné par son sang-froid et son audace. L’étoffe d’un futur cadre ?
Quand Paulo Fonseca a communiqué sa feuille de match à Vigo, beaucoup ont cru à une erreur. Pourtant, c’est bien Steeve Kango, 19 ans, qui a été aligné d’entrée sur le flanc droit de la défense lyonnaise, pour son tout premier match professionnel. Une décision audacieuse de la part du coach portugais, privé de Maitland-Niles et Hateboer, mais convaincu par le potentiel de son jeune protégé. Et le pari s’est révélé plus que gagnant : le joueur formé à l’OL a signé une prestation pleine de maturité lors du nul arraché par Lyon sur la pelouse espagnole (1-1).
Un pari risqué… devenu révélation
Fonseca aurait pu choisir la prudence en décalant Clinton Mata, mais il a préféré maintenir sa charnière stable et offrir sa chance à Kango. « Il a cette agressivité positive et ce courage qu’on ne peut pas enseigner », a expliqué le technicien après la rencontre. Dès la deuxième minute, le jeune Lyonnais a donné le ton : une faute tactique assumée, une manière de montrer qu’il n’était pas intimidé par l’enjeu. « Je voulais faire comprendre que je ne suis pas là pour rigoler », a-t-il confié, sourire en coin.
Derrière cette assurance, il y a aussi une vraie performance footballistique. Face à Oscar Mingueza, Kango n’a jamais reculé. Solide dans les duels, propre dans la relance, il a aussi apporté offensivement avec plusieurs débordements tranchants et des centres précis. Une frappe puissante sur le poteau, à la 73e minute, a failli parachever cette soirée inoubliable. « J’étais prêt à fêter mon premier but en pro », a-t-il raconté avec humour après la rencontre.
Le symbole d’une jeunesse lyonnaise ambitieuse
L’ascension de Steeve Kango n’est pas un hasard. Dans un contexte économique complexe, l’Olympique Lyonnais s’appuie plus que jamais sur son centre de formation, reconnu comme l’un des meilleurs d’Europe. Après Rémi Himbert, Khalis Merah ou Adil Hamdani, le jeune latéral est la nouvelle preuve de cette politique maison qui façonne l’avenir du club. Moussa Niakhaté, son coéquipier et capitaine d’un soir, n’a pas tari d’éloges : « S’il a joué, c’est qu’il l’a mérité. Il a montré la même hargne qu’à l’entraînement. »
Ce premier match a peut-être marqué un tournant. Fonseca pourrait bien renouveler sa confiance dès dimanche face au Havre, histoire de confirmer les promesses aperçues en Espagne. Une chose est sûre : Steeve Kango n’aura pas mis longtemps à conquérir les cœurs lyonnais. Et si l’avenir se construit souvent dans l’ombre, le jeune Gone vient, lui, de s’offrir une première pleine lumière.

