Daniel Riolo n’est pas du tout d’accord avec la nomination de Rudi Garcia en tant qu’entraîneur de Lyon. Pour lui, la révolution n’a pas eu lieu dans le “petit club” lyonnais.

“La révolution n’aura duré que quatre mois. Sylvinho a voulu changer trop de choses. Ça n’a pas marché. On pourrait évoquer le maintien du staff de Genesio derrière le Brésilien, mais ce n’est plus le sujet. C’était une énorme erreur. Aucun club de dimension européenne ne fonctionne comme ça. Mais à Lyon, tout est différent. La révolution a disparu et le régime présidentiel a été remis en place. Requêtes indécentes, pas de Gasset, la candidature Blanc a finalement vite posé problème. Face à Blanc, la première candidature qui a pesé, c’est celle de Jocelyn Gourvennec ! En échec à Bordeaux puis à Guingamp, l’OL y a pensé ! Et c’est là qu’on a pris la mesure du désarroi lyonnais ! La vérité, c’est qu’Aulas, Houllier et les décideurs lyonnais ne savaient pas quoi faire. Alors qui ? Le troisième homme pardi ! Garcia le marseillais, le chouineur, l’homme au bilan abominable en Ligue des Champions. Le coach qui a passé tout son temps à l’OM à baver sur l’OL ! Épuisés après des jours de vaine réflexion, il fallait trouver la « moins pire » des solutions. L’opinion n’a pas du tout aimé l’idée Garcia. Mais Blanc hors service puis Gourvennec, de toute façon, rien ne collait. On va miser sur une communication efficace pour avaler la pilule ! Rien n’a finalement changé à l’OL. Tout va redevenir comme avant. De Garcia on va attendre un nouveau discours. Un message qui passe bien au début. Ça tombe bien, il a le plus court contrat possible. Comme ça si à la fin de la saison, on veut le sortir, ça sera plus simple. Rudi Garcia à l’OL. Le foot autorise vraiment tous les délires. Et qu’on ne vienne plus jamais me dire que l’OL est un club bien géré. On nous a vendu cette salade pendant des années”, a indiqué l’éditorialiste sur RMC.