Le prêt du prodige brésilien Endrick à l’Olympique Lyonnais cache un montage financier aussi audacieux qu’astucieux. Matthieu Louis-Jean en a révélé les contours, confirmant un accord « gagnant-gagnant » avec le Real Madrid.
L’Olympique Lyonnais n’a pas seulement réussi un joli coup sportif avec Endrick, il a aussi monté un deal d’une rare finesse. Matthieu Louis-Jean, le directeur technique du club, a levé le voile sur la formule du prêt, précisant qu’elle repose sur une équation simple : plus l’attaquant joue, moins Lyon paye. Une clause peu banale, presque inspirée du modèle NBA, qui démontre combien le dossier a été négocié avec doigté. Et pourtant, rien n’était acquis. Convaincre le Real Madrid de laisser filer, même temporairement, un bijou aussi prometteur relevait du casse-tête.
Un pari calculé… mais risqué
Louis-Jean l’admet à demi-mot : sans véritable numéro 9 établi, l’OL cherchait un visage, un nom, une étincelle offensive. Endrick coche toutes les cases. À 19 ans, six apparitions et déjà cinq buts, il a su transformer le scepticisme initial en excitation collective. Sauf que, dans les coulisses, personne n’oublie que le Real Madrid garde la main. Le prêt court jusqu’à la fin de la saison, pas plus, et rien n’autorise à penser qu’il y aura une prolongation. Tout peut basculer en juin. Pour l’instant, Lyon profite du spectacle, sans certitude sur la suite.
Et c’est peut-être là toute la beauté – ou la fragilité – de ce montage. Un mariage de raison entre un club qui reconstruit et un géant européen qui façonne son joyau. L’équilibre est fragile, mais tant que les buts tombent et que le public gronde de plaisir, personne ne boude son plaisir.

