Rien ne semble épargner John Textor. Écarté de la direction de l’Olympique Lyonnais à l’été 2025, chahuté par les supporters de Botafogo quelques mois plus tard, le patron d’Eagle Football enchaîne les revers. Et voilà qu’un tribunal britannique vient d’ajouter une pierre (lourde) à son fardeau.
Selon une décision rendue ce vendredi par la Cour commerciale de Londres, l’homme d’affaires américain devra verser 97 millions de dollars – soit près de 83 millions d’euros – au fonds d’investissement Iconic. En jeu : une vieille histoire liée au rachat de l’OL en 2022, qui refait surface avec fracas.
À l’époque, Iconic avait misé gros : 75 millions de dollars injectés dans l’opération, contre une part de 15,7 % dans Eagle Football et la promesse d’une introduction rapide du groupe à la Bourse de New York. Une promesse qui, visiblement, n’a jamais vu le jour. Faute de concrétisation, Iconic a réclamé le rachat de ses parts, assorti d’un intérêt annuel de 11 % — un détail qui pèse lourd aujourd’hui dans la balance.
Textor, de son côté, a tout tenté pour bloquer la procédure. Mais la justice britannique n’a pas été convaincue : la Cour a rejeté sa contestation, estimant que l’Américain avait « sciemment violé ses engagements contractuels », selon un porte-parole d’Iconic cité par l’AFP.
Toujours combatif, l’ancien président lyonnais n’a toutefois pas dit son dernier mot. Il a déjà fait savoir qu’il fera appel de la décision. En attendant, l’homme qui voulait bâtir un empire du football voit son édifice vaciller un peu plus.

