L’Olympique Lyonnais paie cash son hécatombe de blessés. Avec sept cadres à l’infirmerie, Paulo Fonseca doit composer avec un effectif rachitique avant les 8es de l’Europa League face au Celta Vigo.
L’OL traverse une période noire, non pas sur le terrain où les Gones arrachent des nuls précieux comme face au Paris FC (1-1), mais dans son hôpital de campagne. Malick Fofana, opéré de la cheville depuis octobre, Ernest Nuamah au genou et Afonso Moreira aux ischios constituent le trio infernal des absents longue durée. À cela s’ajoutent les rechutes douloureuses de Ruben Kluivert et Pavel Sulc, tandis qu’Ainsley Maitland-Niles (adducteurs) et Nicolas Tagliafico renforcent une liste déjà alarmante. Au 10 mars 2026, Paulo Fonseca ne peut compter que sur 22 joueurs pros aptes, un casse-tête majeur pour un club qui rêve encore du podium en Ligue 1.
Rotations en panique
Cette vague de blessures n’est pas anodine : elle intervient pile au pire moment, avec un calendrier infernal entre championnat et Europa League. Fofana, star belge attendue comme le sauveur offensif, ne reprendra pas avant fin mars malgré sa réathlétisation. Nuamah et Moreira, dynamiteurs d’ailes, restent loin du groupe, tandis que les milieux Sulc et Kluivert privent Lyon de profondeur. Maitland-Niles, sorti sur civière face au Paris FC, dit forfait pour quinze jours. Seuls Tagliafico (cheville) et Orel Mangala (forme) ont regonflé l’effectif récemment, mais Corentin Tolisso traîne encore une fatigue persistante qui limite ses minutes.
Fonseca serre les dents et improvise. « On doit faire avec ce qu’on a, tous les matchs sont des finales », lâchait-il en conf’ d’avant-match. Les jeunes du Groupama OL Academy montent au créneau, mais la fragilité défensive – 13 buts encaissés en 11 journées – risque de craquer face à la vitesse du Celta Vigo jeudi. Sans ces retours express, la remontada lyonnaise pourrait tourner au cauchemar, surtout avec l’OM et le PSG en ligne de mire. Lyon, club formateur historique, se retrouve contraint à l’ADN survie.
Les Gones jouent leur saison sur un fil. Une victoire en Europa League relancerait la machine, mais chaque rotation forcée amplifie les risques. Textor et ses lieutenants surveillent l’infirmerie comme du lait sur le feu : un ou deux retours avant le match aller changerait tout. Sinon, la Ligue 1 s’éloigne et l’Europe devient un rêve lointain. Fonseca a 72 heures pour transformer cette crise en révolte.


