Dettes abyssales, déficit record, capitaux propres négatifs : la situation financière de l’Olympique Lyonnais, révélée ce 18 avril 2026, dépasse toutes les craintes. En quatre ans, John Textor a transformé l’un des clubs les plus titrés de France en bombe à retardement.
Il y a des chiffres qui font mal. Et il y a ceux de l’OL. Quatre ans après le rachat fracassant du club rhodanien par John Textor et sa holding Eagle Football, la réalité financière de l’Olympique Lyonnais s’étale dans toute sa brutalité. Un déficit de 208,6 millions d’euros sur la saison 2024-2025 selon la DNCG — contre 25,8 millions l’année précédente. Un gouffre. Un record absolu sous l’ère Textor.
800 millions à l’achat, 300 millions aujourd’hui ?
En 2022, l’entrepreneur américain avait mis la main sur l’OL pour environ 798 à 846 millions d’euros, incluant l’OPA à 3 euros par action, une augmentation de capital de 86 millions et une série d’investissements. À l’époque, la valeur d’entreprise du club était estimée à 884 millions d’euros. Une somme considérable pour un club auréolé de sept titres de champion de France consécutifs et d’une épopée européenne gravée dans le marbre.
Aujourd’hui, le CIES évalue la valeur de l’effectif lyonnais à environ 304 millions d’euros. L’action OL Groupe, elle, a plongé aux alentours de 1,90 euro — soit une chute de près de 29% récemment — loin, très loin des 3 euros par action de l’OPA initiale. La décote est vertigineuse. Elle est documentée. Et elle est désormais criée par tous les médias spécialisés.
Une dette qui explose, une trésorerie qui s’évapore
Les chiffres transmis aux instances parlent d’eux-mêmes. La dette totale du club avoisine les 600 millions d’euros, en hausse de plus de 100 millions en un an — dont 145 millions liés aux achats de joueurs à crédit. La masse salariale atteint 177 millions d’euros, soit 109% du chiffre d’affaires : un ratio incompatible avec les règles de l’UEFA. La trésorerie disponible a été divisée par deux en douze mois, passant de 129 à 61,6 millions d’euros. Quant aux capitaux propres du club, ils sont désormais négatifs.
Ce tableau clinique a fait réagir l’ensemble de la presse sportive française ce matin. L’Équipe s’interroge ouvertement sur ce que vaut réellement un club acheté 800 millions. Maxifoot titre sur « le prix du crash ». But! FC parle de « chute libre » et évoque même un impact potentiel sur la vente de l’OM. Le mot « séisme » circule.
Des conséquences en cascade
Au-delà des chiffres, c’est toute la stratégie sportive et institutionnelle du club qui se retrouve paralysée. Les négociations en cours avec le fonds Ares et l’investisseur Kang pour une éventuelle cession se retrouvent fragilisées par cette valorisation en berne. Le mercato estival s’annonce contraint, voire impossible à alimenter sans cession préalable. Et les risques de sanctions DNCG ou UEFA, déjà tangibles, se font plus concrets à chaque bilan publié.
Pendant ce temps, le PSG et Rennes en profitent sportivement, pendant que Lyon regarde le chronomètre tourner.
John Textor blâme la LFP et la DNCG. Mais les syndicats du football, eux, confirment le « gouffre financier ». Et les chiffres, eux, ne mentent pas.
L’OL n’a pas seulement perdu en valeur. Il a perdu du temps. Et le temps, en football comme en finance, ça ne se rachète pas.
Sources : L’Équipe, Maxifoot, Foot-sur7, LiveOL, données DNCG/CIES — informations croisées sur plus de dix médias, datées du 18 avril 2026. Aucune déclaration officielle de John Textor à ce jour.
