L’Olympique Lyonnais file depuis onze rencontres sans la moindre défaite, un sans-faute qui fait grincer des dents les sceptiques et exalter les Gones.
Douze points glanés en Ligue 1 sur les cinq derniers matchs, trois victoires en Coupe de France, et ce nul arraché à Monaco comme un trophée. Paulo Fonseca, arrivé l’été dernier dans un club au bord du gouffre administratif, semble avoir trouvé la formule magique. Ou presque.
La défense, d’abord. Ça tient, ça serre les dents face aux assauts, avec Caleta-Car et Niakhaté qui bouffent du terrain comme des affamés. Endrick, ce gamin brésilien de 19 ans, plante un but toutes les 120 minutes en moyenne – dingue pour un prêté. Et pourtant, les stats se contredisent : Lyon encaisse encore trop sur coups de pied arrêtés, et les blessures de Tolisso ou Orban rappellent que le vestiaire reste fragile. Sauf que Fonseca dose ses rotations avec une précision chirurgicale, comme contre Laval mercredi où les remplaçants ont forcé la qualif’ 2-0 malgré les doutes.
Le vrai test arrive, et il cogne fort.
Nantes samedi, Lens en quarts de Coupe, puis l’OM au Vélodrome. Onze matchs, c’est beau, mais la série risque de craquer là, sur ce début mars de haute voltige. Les concurrents pour l’Europe s’essoufflent – Lille trébuche, Monaco doute –, et Lyon ? On ne sait pas encore si c’est du solide ou du papier mâché gonflé par un calendrier clément. Les Gones vibrent, le Groupama explose, mais le terrain jugera. Bientôt.
