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OL – Endrick rappelle qu’il est le nouveau boss : « Je suis un 9, j’ai forcé le destin ! »

ENDRICK - Olympique Lyonnais - Photo by Icon Sport

Prêté par le Real Madrid, le prodige brésilien Endrick a sauvé l’OL d’une défaite à Celta Vigo (1-1) avec un but décisif à la 87e. Sa réaction cash post-match révèle un mental d’acier face aux critiques.

Endrick Felipe, la pépite de 19 ans du Real Madrid, a enfin débloqué son compteur en Europa League lors des 8es de finale aller jeudi soir. Lancé en seconde période face au Celta Vigo, il a profité d’une erreur grossière du gardien Radu pour reprendre de volée et arracher l’égalisation (1-1) à la 87e minute. Une frappe enroulée magistrale, sa 6e réalisation en 11 apparitions sous le maillot lyonnais cette saison. Avant ce nul précieux à Balaídos, l’OL végétait sous les sifflets après un match terne, marqué par l’expulsion d’Iglesias côté espagnol et une domination stérile (xG de 0,8 seulement). Ce but, son premier en compétitions européennes, a transformé la déception en espoir pour le retour au Groupama Stadium.

Un mental de champion : « Ils défendaient bas, j’ai tiré ! »

Interrogé en zone mixte, le gaucher brésilien n’a pas mâché ses mots. « Très heureux de revenir en Espagne, de jouer contre le Celta qui est une bonne équipe. C’était un match dur, mon premier but en Europa League, je suis très content d’avoir aidé l’équipe », a-t-il lâché, un sourire en coin. Face à un bloc bas galéré jusqu’au bout, il assume ses choix : « Ils ont défendu encore plus bas après l’expulsion. J’ai tenté d’aller sur le côté droit pour tirer. Je suis un 9, c’est mon rôle. » Une audace payante : 7 tirs tentés, 4 cadrés, 5 touches dans la surface adverse. Fini le rôle de joker frustré après cinq matchs sans marquer en Ligue 1.

Paulo Fonseca, son mentor lyonnais, savoure cette évolution. « Endrick a mis beaucoup de volonté au service du collectif, contrairement à certains matchs récents comme à Lens où il individualisait trop », analyse le Portugais. Refusant la gloire solitaire, le joueur tempère : « Je ne veux pas individualiser. Tous les joueurs n’ont pas fait un bon match ce soir. » Pourtant, ses stats impressionnent : 12 minutes jouées suffisent pour renverser une équipe galérienne, prouvant que le prêt madrilène (jusqu’à fin saison) porte déjà ses fruits.

Ce tournant arrive à pic pour l’OL, 8e de Ligue 1 et sous pression en Europa League. Endrick, comparé à un mini-Vinicius pour sa vista, veut désormais enchaîner. « C’est dur de s’adapter vite, mais ce but me booste », confie-t-il. Avec ce mental affûté, le Brésilien pourrait bien être l’étincelle lyonnaise pour les quarts. Les Gones y croient plus que jamais.

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