OGC Nice : il n’y a plus d’argent dans les caisses !

En pleine tourmente sportive, l’OGC Nice doit aussi affronter un futur économique bien plus contraint. Confronté à une chute vertigineuse de ses revenus télévisuels, le club azuréen prépare une cure d’austérité qui s’annonce douloureuse, tant sur le plan administratif que sportif.

La saison 2025-2026 tourne au casse-tête pour le Gym. Englué à la 15e place de Ligue 1, Nice peine à retrouver le souffle qui avait porté le projet INEOS ces dernières années. Mais dans les coulisses, un autre danger guette : la situation financière du club se dégrade à vitesse grand V. Comme l’ensemble du football français, les Aiglons subissent de plein fouet la baisse drastique des droits TV. Les recettes issues de la diffusion passent ainsi de 35 à seulement 7 millions d’euros — un gouffre qui oblige les dirigeants à repenser en profondeur leur modèle économique.

Une cure d’austérité inévitable

« Il faut repenser notre modèle », confessait récemment le vice-président délégué Maurice Cohen dans L’Équipe. Le message est clair : le temps des dépenses confortables est révolu. Certes, le propriétaire britannique INEOS a encore mis la main à la poche cet exercice, injectant 35 millions d’euros pour sauver l’équilibre budgétaire. Mais ce coup de pouce ne saurait masquer la réalité : sans revenus stables, Nice va devoir drastiquement réduire la voilure.

Les premiers signes du virage économique sont déjà visibles. Dans l’administratif comme dans la cellule de recrutement, des départs ont eu lieu ces derniers mois. L’onde de choc va désormais atteindre le vestiaire professionnel. La direction prévoit de revoir la grille salariale à la baisse, une mesure qui pourrait accélérer plusieurs départs l’été prochain.

Parmi les joueurs les plus exposés figurent Morgan Sanson et Sofiane Diop, deux cadres sous contrat jusqu’en 2027 et dotés de salaires élevés. Même constat pour Hicham Boudaoui, dont l’avenir semble de plus en plus incertain sur la Côte d’Azur. Melvin Bard et Jonathan Clauss, deux autres gros émoluments encore liés pour deux saisons, pourraient eux aussi être invités à se trouver un nouveau point de chute. Quant à Tanguy Ndombélé, libre en juin, il ne devrait pas être conservé.

Un tournant pour le projet INEOS

Cette rationalisation forcée interroge sur la suite du projet porté par INEOS depuis 2019. Après des années d’investissements et d’ambitions européennes, le Gym s’apprête à entrer dans une phase de transition, où stabilité rimerait avec prudence. Sur le plan sportif, la priorité sera avant tout de sécuriser le maintien, mais aussi de rebâtir sur des fondations plus durables.

Le défi est immense pour une institution qui rêvait de concurrencer les grands du championnat. Dans un contexte de baisse des ressources médiatiques et d’incertitude économique, Nice devra se réinventer pour ne pas voir son horizon s’assombrir davantage. En attendant, les supporters, eux, espèrent que l’heure des comptes laissera encore un peu de place au rêve.