La lourde défaite concédée par l’OGC Nice face à l’Olympique de Marseille (1-5), vendredi soir, a fait l’effet d’un séisme sur la Côte d’Azur.
Dans une Allianz Riviera en fête pour les 40 ans de la Populaire Sud, les Aiglons ont sombré, confirmant une dynamique inquiétante déjà amorcée ces dernières semaines. Trois revers consécutifs, des failles défensives béantes et une équipe en perte totale de repères : autant d’éléments qui poussent aujourd’hui à s’interroger sur la situation de Franck Haise, arrivé l’été dernier avec l’ambition de stabiliser un projet encore fragile.
Une spirale sportive inquiétante qui fragilise l’entraîneur
Si la direction niçoise n’a pour l’heure donné aucun signe d’un possible changement, la réalité sportive commence à placer Haise sous pression. Nice n’y arrive plus, et surtout ne progresse plus. Les erreurs individuelles se répètent, la solidité promise en début de saison s’est effondrée, et l’équipe semble incapable de réagir malgré les ajustements tentés par le technicien. Pour un club qui vise le top 6, les résultats actuels sont difficilement défendables. La débâcle face à Marseille, rival historique, a marqué un tournant psychologique pour un groupe désormais en plein doute.
Des signaux inquiétants dans le vestiaire comme dans le contenu
Plus préoccupant encore : les discours d’après-match. Haise a pointé « énormément de cadeaux » et une forme de déresponsabilisation générale, tandis que certains cadres, comme Sofiane Diop, ont laissé transparaître une incompréhension totale sur la manière d’aborder les rencontres. Quand joueurs et entraîneur semblent chercher des explications différentes, voire contradictoires, c’est souvent le signe qu’une fracture menace. Le contenu sur le terrain, malgré quelques séquences positives, ne rassure plus non plus : pressing désorganisé, transitions mal gérées, erreurs techniques inhabituelles… Nice donne l’impression de régresser.
Un avenir qui dépendra des prochaines semaines
Pour autant, l’idée d’un limogeage immédiat ne paraît pas d’actualité. Haise conserve du crédit grâce à son excellent travail à Lens et à son image d’entraîneur structuré, capable de construire dans la durée. Mais ce crédit n’est pas illimité, surtout dans un club où l’exigence grandit saison après saison. Les prochains matchs seront déterminants : une réaction rapide pourrait dissiper les doutes, tandis qu’une nouvelle série négative pourrait mettre sérieusement en péril la position du technicien. Une chose est sûre : après la gifle reçue face à l’OM, Franck Haise entre dans une période charnière de son mandat niçois.
