À quatre points du barragiste, l’OGC Nice vit une fin de saison sous haute tension. Mais derrière les résultats sportifs, c’est toute une reconstruction qui se prépare en silence. Maurice Cohen, revenu aux commandes du club azuréen en décembre dernier pour enrayer une spirale inquiétante, a levé le voile sur les grands chantiers de l’été.
Mercato, staff technique, joueurs en fin de prêt : rien n’a été écarté. Et le tableau est complexe.
Wahi, l’énigme de l’été niçois
Premier feuilleton de ce mercato estival annoncé agité : le sort d’Elye Wahi. L’attaquant, prêté par l’Eintracht Francfort jusqu’à la fin de l’exercice, ne dispose d’aucune option d’achat dans son contrat. Autrement dit, Nice devra négocier de zéro avec le club allemand pour espérer le conserver. « On aimerait un renouvellement de son prêt », a glissé Cohen sur les ondes d’ICI Azur, tout en reconnaissant qu’aucune discussion sérieuse ne peut s’engager avant que l’avenir sportif du Gym soit tranché. Ligue 1 ou non, tout part de là.
Car c’est bien le maintien qui conditionne l’ensemble des décisions à venir. Une réalité que le dirigeant assume pleinement, sans chercher à masquer l’incertitude ambiante.
Claude Puel : le coach que Cohen veut garder
Même logique autour de Claude Puel, arrivé lui aussi avec un mandat temporaire. Le technicien expérimenté a redonné un cadre et une rigueur à un groupe qui en manquait cruellement. Cohen ne cache pas son attachement : il veut prolonger l’aventure. Mais là encore, tout est suspendu au maintien. « C’est un excellent entraîneur et éducateur. On n’a pas encore entamé de discussions sur le fond, mais on en a parlé », a-t-il indiqué, laissant la porte ouverte sans la franchir.
Un mercato de raison, pas de folie
Sur le front des transferts, les ambitions sont calibrées à la réalité financière du club. Fini les recrues à 30 ou 35 millions d’euros. Nice compte miser sur des « transferts malins », en explorant des marchés moins saturés comme l’Amérique latine ou l’Europe de l’Est — des viviers où les bonnes affaires existent encore pour qui sait chercher.
Pour financer ces mouvements entrants, des ventes seront nécessaires. Cohen l’assume : le déficit structurel du club oblige à générer des recettes significatives. Boudaoui et Diop, sous contrat jusqu’en 2027, pourraient partir si les offres correspondent aux attentes. « C’est le marché qui guidera », a résumé le dirigeant, pragmatique.
Boga et Moffi, c’est terminé
Deux dossiers, en revanche, sont définitivement fermés. Jérémie Boga et Terem Moffi ne reviendront pas sur la Côte d’Azur, quelles que soient les options levées ou non. Une page tournée nettement, sans ambiguïté.
Du côté de la direction sportive, le nom de Grégory Lorenzi — passé par Brest — circule avec insistance, sans que Cohen ne confirme ni n’infirme un départ de Florian Maurice. Les choses avancent, dit-il. Dans l’ombre, comme souvent à Nice.

