Retour raté pour Claude Puel sur le banc niçois. En cinq matchs, l’OGC Nice sombre dans la crise : défaites lourdes, supporters en ébullition et relégation en ligne de mire.
Claude Puel, revenu aux commandes de l’OGC Nice fin décembre 2025 après le limogeage de Franck Haise, espérait ramener sa science tactique et son expérience pour stabiliser un Gym en pleine dérive. Pourtant, son premier bilan en Ligue 1 est calamiteux : une victoire, un nul et trois défaites sur cinq rencontres, pour seulement quatre petits points glanés. L’équipe végète à la 15e place avec 24 points après 25 journées, à six longueurs du barragiste et menacée par Nantes. La défense, troisième plus poreuse du championnat avec 48 buts encaissés, craque à répétition, tandis que l’attaque peine à concrétiser (30 buts marqués). Ce come-back tant attendu ressemble déjà à un mirage.
Série noire : quand tout part en vrille
Écrasé 5-1 à Toulouse, laminé 0-4 par Rennes, battu 0-1 face au Paris FC : les revers s’accumulent et la presse ne mâche plus ses mots. « Le Nice de Puel n’en finit pas de sombrer », titre Le Figaro après la déroute toulousaine, soulignant une série noire prolongée. Puel, qui cumulera bientôt 174 matchs sur le banc niçois (71 victoires, 40 nuls, 63 défaites), critique l’arbitrage et les blessures récurrentes, mais les supporters, eux, haussent le ton. Les Ultras ont déjà exprimé une « confiance rompue », et les appels au boycott du club résonnent encore. Un nul inaugural 1-1 contre Strasbourg et une qualif’ en Coupe de France aux tirs au but ne suffisent pas à masquer l’urgence.
Avec 13 journées restantes dans ce sprint final infernal, le maintien reste mathématiquement à portée – quatre points d’avance sur Nantes –, mais le temps presse. Puel mise sur les retours de blessés et un vestiaire remotivé, sans mercato hivernal mirifique pour renforcer l’effectif. À 64 ans, l’ancien coach de Leicester et Monaco sait que l’échec serait retentissant dans un club habitué aux joutes européennes. Nice doit impérativement redresser la barre pour éviter la descente en enfer, sous peine de voir ce second passage de Puel entrer dans les annales comme le flop absolu de la saison.
