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Newcastle perd les pédales : découvrez la somme demandée pour Anthony Gordon !

Anthony Gordon (Newcastle United) - Photo by Icon Sport

Le feuilleton de l’été est lancé. Anthony Gordon, 25 ans, veut franchir un palier. Celui qui sépare un bon joueur de Premier League d’un titulaire indiscutable dans un club qui gagne en Europe chaque année. Newcastle le sait, les prétendants aussi. Et le prix affiché — plus de 80 millions de livres — va rendre cet été très, très chaud.


Un joueur au carrefour de sa carrière

Il y a des moments dans une carrière où le confort devient un piège. Anthony Gordon en est là. Sous contrat jusqu’en 2030, choyé par Eddie Howe, performant en Ligue des Champions, l’ailier anglais aurait pu se satisfaire de sa situation. Il ne le fait pas.

À 25 ans, Gordon regarde devant lui : la Coupe du Monde 2026 approche, et il veut l’aborder au sommet de sa forme, dans un club où la C1 n’est pas un exploit mais une routine. Newcastle, malgré ses ambitions croissantes, ne peut pas encore lui offrir ça de manière garantie. D’autres, oui.

Son entourage n’a pas transmis de demande officielle de transfert. Mais il confirme l’ouverture du joueur à un départ. La nuance est importante : Gordon ne claque pas la porte — il la laisse entrouverte. Ce qui suffit, dans le monde du mercato, à déclencher une course.


Dix buts en Ligue des Champions, deux en championnat : le paradoxe Gordon

Les chiffres racontent une histoire à deux visages. En Ligue des Champions cette saison, Gordon est souverain : dix buts, plusieurs trophées de meilleur joueur du match, des prestations qui font saliver les recruteurs des plus grands clubs européens. En Premier League, la partition est moins convaincante. Deux buts sur les dernières semaines, une irrégularité qui interroge sur sa capacité à peser au plus haut niveau chaque semaine.

Ce paradoxe nourrit le débat. Est-il un joueur de grands soirs ou un titulaire capable de faire la différence match après match ? Les clubs intéressés, eux, misent sur la première hypothèse : avec un contexte différent, plus exigeant encore, Gordon transcende son niveau. Le pari est séduisant.


Arsenal, Bayern, Liverpool : trois projets, un même homme dans le viseur

Trois clubs, trois logiques différentes — un seul joueur convoité.

Arsenal suit Gordon depuis plusieurs mercatos. Mikel Arteta cherche un profil capable d’apporter une vraie menace sur le côté droit, vitesse et percussion garanties. L’Anglais coche toutes les cases. Les Gunners ont les moyens, la Ligue des Champions au programme, et un projet sportif cohérent avec les ambitions du joueur.

Le Bayern Munich frappe fort. Vincent Kompany a identifié Gordon comme sa priorité offensive pour renforcer un effectif en reconstruction. Selon plusieurs sources proches du club bavarois, une offre initiale autour de 55 à 60 millions de livres aurait déjà été préparée. Newcastle l’a refusée sans hésiter.

Liverpool, enfin, n’est jamais loin dans ce dossier. Les Reds étaient à deux doigts de boucler l’affaire en 2024. Ils n’ont pas lâché l’affaire. Plusieurs postes offensifs restent à renforcer, et le profil de Gordon répond parfaitement à ce que cherche Arne Slot pour densifier son couloir gauche.

Manchester United gravite en périphérie du dossier, sans le crédit ni l’urgence des trois autres.


Newcastle tient sa ligne : 80 millions ou rien

Du côté des Magpies, le message est clair depuis le début : pas de vente au rabais. Le club fixe sa barre au-dessus des 80 millions de livres. Une exigence construite sur plusieurs paramètres solides.

D’abord, le contrat. Gordon est lié à Newcastle jusqu’en 2030 — cinq ans de deal, c’est une position de force absolue dans une négociation. Ensuite, les règles PSR (Profit and Sustainability Rules), qui encadrent les finances des clubs anglais et poussent Newcastle à valoriser au maximum ses actifs pour rester dans les clous. Gordon, acheté 45 millions d’euros à Everton en 2023, doit partir — s’il part — avec une confortable plus-value.

David Hopkinson, le CEO du club, et Eddie Howe partagent la même ligne : aucune offre inférieure au seuil fixé ne sera sérieusement étudiée. Une vente lucrative permettrait aussi de financer un mercato ambitieux — des profils comme Woltemade ou Wissa sont dans les tablettes — et de mieux négocier les prolongations de Sandro Tonali et Kieran Trippier.


L’été qui va tout changer

Gordon, lui, s’entraîne. Professionnel, disponible, sans esclandre. Mais la mécanique est enclenchée. Quand un joueur de son calibre laisse filtrer ses envies d’ailleurs, les clubs bougent. Les offres arrivent. Les positions évoluent.

Newcastle joue gros dans cette affaire. Lâcher Gordon, c’est se séparer de son meilleur joueur en Europe au moment précis où le club construit sa légitimité sur la scène continentale. Le garder en le forçant à rester, c’est risquer de perdre un joueur démotivé.

L’été 2026 commence à peine. Le bras de fer, lui, est déjà bien avancé.


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