Après l’élimination cruelle de l’Olympique de Marseille en quarts de finale de la Coupe de France face à Toulouse (2-2, 3-4 aux tirs au but) jeudi soir au Vélodrome, les mots assassins pleuvent.
Samir Nasri et Daniel Riolo, figures incontournables du débat foot, ont dézingué sans ménagement l’équipe de Habib Beye, pointant du doigt une fragilité mentale abyssale et un Leonardo Balerdi en pleine déroute. Ces critiques surgissent en pleine crise de résultats pour un OM englué dans le ventre mou de la Ligue 1.
Nasri, l’ancien Olympien passé par les plus grands clubs européens, n’a pas mâché ses termes sur le plateau de Canal+. « Même si les joueurs ont une avance au score, s’ils prennent un but, le château de cartes s’effondre », a-t-il lancé, image forte d’une équipe qui s’effrite au moindre soubresaut. Pire encore, il a enfoncé le clou : « Demain si l’OM joue Carquefou, moi j’ai peur ». Carquefou, modeste pensionnaire de National 2, symbolise ici l’absurde : un OM si fébrile qu’il pourrait trébucher face à n’importe qui. Pour Nasri, le contenu du match fut famélique – pas d’occasions nettes, une défense perpétuellement sous pression – et l’équipe se sabote elle-même dans une spirale résignée.
Le tacle chirurgical de Riolo à Balerdi
De son côté, Daniel Riolo, dans l’After Foot sur RMC, a visé plus bas, droit dans le mille : Leonardo Balerdi. Le défenseur argentin, auteur du tir au but décisif manqué, incarne pour le chroniqueur une souffrance auto-infligée. « Il faut lui dire ‘arrête, t’en fais trop’ ; tu es en rachat permanent », a cinglé Riolo, décrivant un joueur « en souffrance permanente, qui se fouette tout seul avec des nœuds à la tête ». Balerdi, selon lui, traîne une confiance en lambeaux : « La confiance, ça ne s’achète pas au supermarché ». Le verdict tombe, implacable : « Change de club ! » Une pique qui dépasse le cadre individuel pour toucher le management de Beye, accusé de laisser filer un vestiaire en perdition.
Ces sorties, venues d’anciens du sérail et d’observateurs acérés, résonnent comme un signal d’alarme. L’OM de Beye, qui avait mené deux fois au score avant de s’écrouler sur corner à chaque reprise, paie cash ses errements. Les réactions des réseaux – du chambrage toulousain au chaos au Vélodrome – amplifient le malaise. Nasri alerte sur un « désastre » sans top 4 en Ligue 1, tandis que Riolo exhume les démons d’un Balerdi en quête perpétuelle de rédemption.
Dans ce marasme, l’OM doit se réinventer. Frank McCourt restructure avant une vente annoncée, et les rumeurs mercato – de Senny Mayulu à Mason Greenwood – agitent un vestiaire sous tension. Mais pour l’heure, les mots de Nasri et Riolo claquent comme un électrochoc : l’OM n’est plus qu’une forteresse fissurée, à deux doigts de l’implosion.
