Victoire 2-0 au Stade de la Beaujoire contre Le Havre, premier succès à domicile depuis 176 jours : le FC Nantes savoure un bol d’air vital après cinq défaites consécutives. Mais derrière les cris de joie, la question qui brûle : ce résultat change-t-il vraiment la donne pour Ahmed Kantari et les Canaris dans leur galère pour le maintien ?
Les Canaris ont mis fin à une spirale infernale dimanche soir, grâce à un CSC précoce de Yanis Zouaoui (3e) et un penalty clinique d’Ignatius Ganago (34e). Ahmed Kantari, au bord du gouffre il y a encore 24 heures, pouvait enfin lâcher un sourire prudent en confiant : « On était enterrés hier, on ne va pas fanfaronner aujourd’hui ». Johann Lepenant et Fabien Centonze ont abondé dans le même sens, saluant une mentalité de guerriers et une clean sheet inespérée qui propulse Nantes plus près d’Auxerre au classement barragiste. Ce premier clean sheet depuis des lustres redonne de l’oxygène à un vestiaire sous pression, à la 17e place avec ces trois points arrachés dans la douleur.
Kantari en sursis : le couperet toujours suspendu
Nommé en décembre dernier pour remplacer Luis Castro, l’entraîneur intérimaire n’a toujours pas de garantie jusqu’à la fin de saison. Waldemar Kita, intransigeant, lie son avenir au maintien en Ligue 1, sans clause de prolongation automatique dans son contrat expirant en mai. La rumeur d’un retour d’Antoine Kombouaré a même circulé ces jours-ci, tandis que les supporters sonde déjà des successeurs potentiels. Cette victoire offre un répit bienvenu, mais le prochain test à Lille sera décisif : sans dynamique confirmée, le sursis pourrait virer au sursis fatal.
Ce bol d’air psychologique ne masquera pas longtemps les lacunes : un jeu laborieux, sans éclat, et la blessure de Ganago qui s’ajoute aux incertitudes. Nantes doit transformer ce sursaut en série pour espérer respirer vraiment. Les Canaris ont gagné une bataille, mais la guerre du maintien reste acharnée – Kantari le sait mieux que quiconque. Prochain rendez-vous : Lille, terrain miné où tout se jouera.
