Comme un air de déjà-vu. Mathieu Valbuena avait tracé la voie, et voilà Moussa Sissoko qui s’y engouffre à son tour. À 36 ans, l’ancien milieu de Nantes, du PSG et même de Tottenham pose ses valises au Panathinaïkos.
Ce lundi, le club athénien a officialisé : contrat de 18 mois, jusqu’en juin 2027. Un choix mûri, sans doute, après une saison en pointillés à Watford où les minutes se faisaient rares. La Grèce, encore elle, comme un refuge pour prolonger le plaisir du ballon.
Sissoko arrive avec son bagage. Physique impressionnant, expérience en pagaille, et ce rôle de sentinelle qu’il maîtrise depuis des années. À Athènes, on compte sur lui pour stabiliser un milieu souvent fébrile. Mais à cet âge, les questions fusent. Tiendra-t-il le rythme des derbys enflammés contre l’Olympiakos ? Et surtout, retrouvera-t-il ce mordant qu’on lui connaissait en sélection ? Le staff trénorien parle d’un “coup stratégique”. Peut-être. Ou juste un pari sur la mémoire des jambes.
Grèce, nouveau crépuscule pour les Frenchies ?
Et pourtant, le parallèle avec Valbuena intrigue. Lui aussi avait choisi la Grèce pour rebondir, et ça avait marché, presque contre toute attente. Sauf que Sissoko, c’est une autre histoire – plus massif, moins virevoltant, et avec quelques kilos en trop par moments. On ne sait pas encore si ce contrat est une renaissance ou un point final en douceur. Les supporters du Pana, eux, vibrent déjà. Pour eux, un nom comme ça, ça pèse. Reste à voir si le terrain confirmera.
