Mourinho de retour au Real Madrid : le feuilleton qui embrase l’Espagne

Treize ans après son départ fracassant, le Special One frappe à nouveau à la porte du Bernabéu. Et cette fois, tout indique que Florentino Pérez est prêt à ouvrir.

Le chaos qui rend tout possible

Pour comprendre pourquoi Mourinho redevient une option sérieuse au Real Madrid, il faut mesurer l’ampleur du désastre madrilène. Après le limogeage de Xabi Alonso en janvier 2026 — emporté par les guerres de pouvoir internes — c’est Álvaro Arbeloa qui a été propulsé sur le banc en guise de solution d’urgence. L’Espagnol a officiellement perdu plus de points que Xabi Alonso en Liga et ne totalise que 60,9 % de victoires, le pourcentage le plus faible depuis Bernd Schuster en 2008. Le Real Madrid n’a gagné qu’un seul de ses six derniers matchs. Barcelone est à une victoire du titre, qu’elle pourrait même décrocher lors du prochain Clasico. La deuxième saison blanche consécutive se profile, implacable.

Face à ce naufrage, Florentino Pérez a choisi d’agir vite — et fort.

La vidéoconférence qui change tout

Selon les informations d’Esdiario et du journaliste Sergio Valentín, Florentino Pérez et Mourinho ont tenu une vidéoconférence d’environ une heure pour discuter d’un éventuel retour. Jorge Mendes, l’agent historique du Portugais, était présent en observateur. Une information confirmée par Fabrizio Romano : Mourinho souhaite revenir au Real Madrid et l’a fait savoir au club. Il considère qu’il aimerait avoir une seconde chance et terminer son histoire avec les Merengues.

Du côté de Lisbonne, Benfica commence à accepter l’idée de ne pas pouvoir conserver son entraîneur. Le président Rui Costa a bien tenté de prolonger son bail, mais ces efforts n’ont abouti à aucun accord. La clause libératoire fait le reste : Mourinho ne coûterait que 3,5 millions d’euros à libérer, et pourrait être disponible dès dix jours après le dernier match de la saison.

Les conditions du Special One

Mourinho n’arrive pas les mains vides. Il réclame les mains libres sur le plan sportif, ne voulant aucune intervention dans ses compositions ou sa gestion du vestiaire. Il souhaite débarquer avec son propre staff et ne compte pas travailler avec Antonio Pintus. Il demande également à ne traiter qu’avec un seul interlocuteur — Florentino Pérez — et veut un contrat jusqu’en 2028. La réponse de Pérez aurait été prudente : « Nous en parlerons. » Un signal qui suggère que Madrid est ouvert à la discussion, sans accepter d’emblée toutes les conditions.

Un vestiaire à reconstruire

Le chantier est colossal. Des tensions existent entre plusieurs joueurs, notamment entre Rüdiger et Carreras. Mbappé se serait embrouillé avec un membre du staff lors d’un entraînement. Un comportement qui aurait choqué une partie du groupe madrilène. Exactement le type de situation que Mourinho a toujours prétendu maîtriser — et qu’il a parfois su résoudre, parfois aggravé.

En Catalogne, la presse ne cache pas sa jubilation : « Si le Real Madrid recrute Mourinho, ce sera une nouvelle victoire pour le Barça de Flick. C’est que le désespoir l’emporte sur la planification », ironise un journaliste de la Cadena SER. À Madrid, d’autres voient les choses différemment : le Special One reste l’homme qui avait brisé la domination barcelonaise, remporté une Liga historique, et redonné au club sa rage de vaincre.

La décision de Florentino Pérez est attendue dans les tout prochains jours. Le football espagnol retient son souffle.


Sources : Fabrizio Romano, The Athletic (David Ornstein), Esdiario, Diario AS, beIN Sports, Real-France.fr