Il y a des dossiers qui couvent depuis longtemps avant d’éclater au grand jour. Celui de Maghnes Akliouche et du Paris Saint-Germain en fait partie.
Après des mois de tractations discrètes, le feuilleton entre le milieu offensif de l’AS Monaco et le club de la capitale est entré dans une phase décisive. Un joueur qui veut venir, un club qui veut recruter, et entre les deux : un prix qui bloque tout.
Le déclic en Ligue des Champions
Pour comprendre l’emballement autour d’Akliouche, il faut remonter à sa prestation XXL face au PSG en Ligue des Champions. Ce soir-là, le Monégasque a été tout simplement décisif — but et passes décisives — au point de définitivement convaincre Luis Campos de passer à l’action. Le directeur sportif parisien suivait le joueur depuis plusieurs années déjà, séduit par sa polyvalence et sa capacité à évoluer aussi bien dans l’axe que sur les côtés. Mais c’est cette nuit européenne qui aurait fait basculer la décision.
Depuis, selon Sky Sports, le PSG est revenu concrètement vers l’entourage du joueur pour formaliser son intérêt. Akliouche figure aujourd’hui en tête de la short-list parisienne pour le mercato estival. Le message est clair : Paris veut Akliouche, et Paris le veut cet été.
Un joueur qui n’attend que ça
Du côté du joueur, le choix semble déjà fait. Maghnes Akliouche, 24 ans, né à Tremblay-en-France, aurait signifié à son entourage qu’il accordait sa priorité absolue au PSG. Plus qu’un simple projet sportif, rejoindre Paris représenterait pour lui l’accomplissement d’une ambition de toujours : celui de porter les couleurs du club de son cœur.
Sa trajectoire récente plaide également en sa faveur. Après une première partie de saison en deçà des attentes, Akliouche a nettement haussé son niveau en 2026, s’imposant comme l’un des joueurs les plus en vue de Ligue 1 et s’installant dans le radar de Didier Deschamps à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Son contrat avec Monaco court jusqu’en 2028, ce qui donne au Rocher un rapport de force confortable dans les négociations.
Monaco tient le couteau par le manche
C’est précisément là que le dossier se grippe. Depuis deux ans, les discussions entre les deux clubs achoppent sur le même écueil : le montant du transfert. Monaco ne semble pas disposé à brader l’un de ses joyaux, et la Principauté a clairement fait monter les enchères à mesure que la cote du joueur grimpait.
Une piste circule dans les médias spécialisés : un package combinant Akliouche et le milieu de West Ham Mateus Fernandes, pour une enveloppe totale avoisinant 150 millions d’euros. Une somme colossale, qui témoigne des prétentions monégasques — et de la pression exercée par d’autres clubs, notamment anglais, qui suivent aussi le dossier de près.
Tout se jouera après le Bayern
En attendant, le PSG a décidé de geler l’ensemble de ses négociations mercato. Prolongations, recrues, discussions en cours : tout est en suspens jusqu’à l’épilogue de la demi-finale retour de Ligue des Champions face au Bayern Munich, prévue le 6 mai à l’Allianz Arena. L’issue de cette rencontre déterminera à la fois les ambitions et les moyens financiers du club pour l’été.
Le dossier Akliouche devrait donc se débloquer — ou mourir — dans la deuxième quinzaine de mai. Un mois pour savoir si le garçon de Tremblay-en-France franchira enfin la porte du Parc des Princes. Tout est en place. Il ne manque plus que le prix.


