Mohamed Salah va quitter Liverpool cet été, et son nom circule forcément du côté de Paris. Mais contrairement à 2024, le PSG ne mène plus la danse. Le club de la capitale n’est plus en quête de têtes d’affiche, mais d’équilibre collectif, et ce changement de cap pèse lourd dans le dossier.
Selon Ekrem Konur, le PSG et le Barça suivent le dossier de loin, sans passer à l’offensive. Luis Campos se contente d’une veille stratégique : il évalue les paramètres économiques du transfert avant d’en parler à Luis Enrique, uniquement si le profil colle au nouveau modèle. Le mot d’ordre à Paris est clair : prudence.
À 33 ans, Salah garde un rendement exceptionnel — 16 buts et 9 passes décisives toutes compétitions confondues cette saison — mais son salaire actuel, estimé à plus de 20 millions d’euros nets par an, refroidit les plus rationnels. Paris ne veut plus tomber dans un cycle de starisation coûteuse.
D’autant que l’Arabie saoudite, elle, n’a pas ces limites : Al‑Ittihad, Al‑Nassr et Al‑Qadsiah travaillent déjà sur des offres XXL qui pourraient approcher les 100 millions euros sur trois saisons. Une manne impossible à égaler pour le PSG sans renier sa nouvelle philosophie.
En interne, certains voient pourtant une opportunité marketing : Salah compte plus de 90 millions d’abonnés sur Instagram, une portée mondiale séduisante pour la marque « Paris ». Mais la logique sportive domine désormais, et le club priorise la consolidation autour de Mbappé et Zaïre‑Emery.
Paris observe, mais n’interviendra que si le marché réserve une faille. Dans un mercato où les stars coûtent plus qu’elles ne servent, Mohamed Salah incarne désormais une tentation raisonnée plutôt qu’une priorité absolue.

