Marseille bascule dans l’irrationnel : Longoria déclassé mais maintenu !

En pleine tourmente sportive, le président phocéen voit ses pouvoirs sportifs confisqués par Frank McCourt au profit de Medhi Benatia. Pourtant, un détail administratif bloque son départ imminent, prolongeant l’incertitude au sommet du club.

Depuis sa nomination en février 2022, Pablo Longoria incarnait l’ambition marseillaise, mêlant flair au mercato et gestion d’un vestiaire sous tension. Mais la série noire de l’OM — sept défaites d’affilée et une déprimante 14e place en Ligue 1 — a précipité sa chute. Le 17 février 2026, Frank McCourt publie un communiqué sans appel : tous les leviers sportifs passent sous l’autorité exclusive de Medhi Benatia, reconduit jusqu’en juin avec des prérogatives élargies. Longoria, relégué à un rôle “institutionnel”, se cantonne désormais à la représentation externe : LFP, European Clubs, où son ancienneté fait encore loi.

Un éviction masquée par la bureaucratie

Ce déclassement brutal survient après des semaines de rumeurs fiévreuses. Le départ surprise de Roberto De Zerbi avait déjà fragilisé l’Espagnol, tandis que la démission éclair de Benatia — vite revenue — cristallisait les luttes internes. “Très remonté” contre son rival et déçu par McCourt, Longoria pousse pour une sortie immédiate, selon des sources proches du dossier. Mais un obstacle insurmontable freine le processus : son siège stratégique à la LFP. Aucun dirigeant OM actuel ne cumule l’ancienneté requise pour siéger aux instances fédérales, imposant un maintien technique au moins jusqu’à la fin de saison ou la désignation d’un successeur.

Les négociations amiables se multiplient en coulisses. McCourt privilégie une séparation “à l’amiable”, évitant un scandale public qui achèverait d’enfoncer un club déjà exsangue. Pendant ce temps, Benatia imprime sa marque : il pilote l’arrivée imminente d’Habib Beye sur le banc, présenté ce jeudi, et valide un stage à Marbella pour ressouder le groupe. Longoria ? Un président fantôme, assisté à la réunion stratégique de ce matin au centre Robert-Louis-Dreyfus, mais sans voix au chapitre sportif.​

Ce bras de fer au sommet révèle les fractures d’un OM à la dérive. Longoria, artisan des jolis coups comme l’arrivée de Greenwood ou Vitinha, paie les errements collectifs. Reste à savoir si ce statu quo forcé lui offre une porte de sortie dorée ou un sursis empoisonné. Alors que Brest guette dimanche, puis l’OL en clôture de cycle, Marseille retient son souffle. Le Vélodrome, repaire de passions, attend un signal clair : renaissance ou purgatoire ?