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Marseille a tenté le coup Xabi Alonso !!!

Xabi Alonso (Photo by Icon Sport)

L’OM a récemment sondé Xabi Alonso pour prendre la succession de Roberto De Zerbi, profitant de la disponibilité de l’entraîneur espagnol, fraîchement libre après son passage sur le banc du Real Madrid.

Mais face au contexte explosif qui entoure aujourd’hui le club marseillais, l’ancien milieu de terrain a décliné l’approche olympienne, préférant rester en retrait dans l’attente d’un projet plus stable.

Un coup de fil venu de Marseille

Alors que l’Olympique de Marseille cherchait un successeur à Roberto De Zerbi, débarqué après une lourde défaite et une série de résultats inquiétants, les dirigeants ont brièvement rêvé d’un nom prestigieux : Xabi Alonso. Selon RMC Sport, l’Espagnol a bien été contacté par l’OM pour prendre place sur le banc du Vélodrome, les décideurs marseillais voyant dans son profil l’occasion de frapper un grand coup après des mois de tumulte sportif. Licencié par le Real Madrid en janvier et libre de tout contrat, Alonso représentait une opportunité rare sur le marché, lui qui s’est forgé une solide réputation d’entraîneur après ses réussites au Bayer Leverkusen, où il avait été champion d’Allemagne avant d’annoncer son départ à l’issue de la saison 2024‑2025.

Très vite, Marseille a testé la faisabilité du dossier, conscient toutefois que la concurrence et les ambitions de l’ancien international espagnol pouvaient rendre l’opération complexe. D’autres grands clubs européens suivent de près son parcours depuis son explosion en Bundesliga puis son arrivée au Real, où il a pris place sur le banc madrilène avant d’être remercié en début d’année. Mais dans les couloirs de la Commanderie, l’idée de voir Alonso s’asseoir sur le banc olympien a brièvement alimenté l’espoir d’un renouveau XXL.

L’instabilité marseillaise, frein décisif

Si le contact a bien existé, il n’a en revanche jamais vraiment débouché sur des négociations avancées. Plusieurs médias concordants expliquent que Xabi Alonso a refusé d’aller plus loin, refroidi par l’instabilité ambiante autour de l’OM. Le club traverse une période particulièrement agitée, marquée par le départ annoncé puis le maintien sous une autre forme du directeur sportif Medhi Benatia, la remise en question du rôle de Pablo Longoria et un climat général jugé peu propice à un projet de long terme. Dans ces conditions, l’Espagnol aurait estimé que le contexte ne correspondait pas à ses exigences, alors qu’il cible plutôt un environnement structuré et une vision claire, comme celles qui l’ont accompagné à Leverkusen puis dans sa trajectoire vers le très haut niveau.

La crainte d’un passage éclair, dans un club sous pression permanente et en pleine recomposition interne, a également pesé au moment de la réflexion. Alonso sait que sa prochaine destination sera scrutée et déterminante pour la suite de sa carrière, lui qui reste associé à des bancs majeurs en Europe et bénéficie déjà du prestige de son travail en Allemagne puis en Espagne. Face à ce constat, Marseille n’a pas insisté et a recentré ses efforts sur des pistes jugées plus accessibles, tout en assumant en interne d’avoir tenté un pari audacieux.

Habib Beye, la piste réaliste qui prend le relais

Après ce refus poli mais ferme, l’OM a accéléré sur un profil bien plus familier aux supporters : Habib Beye. Ancien défenseur du club, récemment passé sur le banc de Rennes, le Sénégalais est désormais annoncé comme le favori pour s’installer sur le banc du Vélodrome, avec un contrat à court terme pour tenter de remettre l’équipe à flot. Frank McCourt et Medhi Benatia, finalement confirmé dans un rôle élargi après avoir envisagé de partir, travaillent à finaliser son arrivée pour stabiliser le sportif et apaiser un environnement sous tension permanente.

L’épisode Xabi Alonso restera donc comme un symbole : celui d’un OM capable de viser très haut dans ses ambitions, mais encore trop fragile pour convaincre un entraîneur déjà courtisé au sommet du football européen. Pour Alonso, cette approche avortée ne devrait pas modifier une trajectoire qui semble le conduire à terme vers un autre géant du continent, tandis que Marseille devra, une nouvelle fois, rebâtir avec des moyens plus modestes que ses rêves.

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