La Fédération marocaine a tranché. Après le départ pressenti de Walid Regragui, c’est Mohamed Ouahbi, artisan du titre mondial U20, qui s’apprête à prendre les rênes des Lions de l’Atlas. Un choix qui symbolise autant une transition qu’une ambition à moins de quatre mois du Mondial 2026.
La page Walid Regragui est bel et bien tournée. Deux ans après avoir emmené le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde 2022 et jusqu’aux quarts de la CAN, le technicien a décidé de passer la main. Une volonté exprimée dès la fin du tournoi continental et finalement acceptée par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), soucieuse de préparer au mieux le prochain cycle.
Son successeur est tout trouvé : Mohamed Ouahbi. Selon plusieurs sources concordantes, l’entraîneur des moins de 20 ans, sacré champion du monde en octobre dernier, s’apprête à franchir un cap historique. À 48 ans, il incarne une nouvelle génération d’entraîneurs marocains, plus proches des jeunes talents appelés à renouveler le visage de la sélection nationale.
Le choix de la continuité et de la modernité
Derrière ce choix, la FRMF mise sur la cohérence et la stabilité. Ouahbi connaît parfaitement la filière locale, ayant dirigé plusieurs sélections de jeunes et participé à la refonte du projet sportif national. Il est aussi perçu comme un technicien moderne, adepte d’un football dynamique, ancré dans la maîtrise technique et la transition rapide, fidèle aux principes qui ont fait la réussite du nouveau Maroc.
Son sacre mondial U20 n’a pas seulement marqué les esprits sur le plan sportif. Il a révélé un meneur d’hommes capable de forger une identité collective forte tout en offrant une visibilité internationale aux jeunes Lions. Cette philosophie, la fédération souhaite désormais la voir incarnée chez les A — pour bâtir une équipe durable plutôt que simplement performante.
Certes, Ouahbi n’a encore jamais dirigé une sélection senior à ce niveau, mais son leadership et la connaissance de son vivier plaident en sa faveur. À quatre mois du Mondial 2026, il aura la lourde tâche d’insuffler une nouvelle énergie sans rompre avec les acquis laissés par Regragui. Autour d’un noyau expérimenté mené par Hakimi, Amrabat ou Ounahi, il devra intégrer les vainqueurs du Mondial U20 et continuer à élargir une génération dorée déjà convoitée par de grands clubs européens.
Le message est clair : le Maroc ne veut plus seulement briller ponctuellement, mais installer une culture de performance durable, où la formation et la cohérence comptent autant que les résultats immédiats. En confiant les clés de la maison à Mohamed Ouahbi, la FRMF prend un risque mesuré, mais porteur d’avenir. Un pari sur la continuité… et sur la jeunesse.
