Quatre matchs, quatre victoires et un parfum de certitude revenu à Old Trafford. Michael Carrick n’a pas tout révolutionné, mais ce qu’il touche retrouve la cohérence perdue sous Ruben Amorim. Peut-être la plus grande victoire du moment.
Michael Carrick n’a pas crié, n’a pas promis monts et merveilles. Il a juste remis les meubles à leur place. Sous ses ordres, Manchester United a retrouvé de la clarté, du liant, une simplicité presque rafraîchissante dans un football anglais souvent étouffé par les plans tactiques à rallonge. Kobbie Mainoo redevient un point d’ancrage, les transitions respirent à nouveau, et les visages se décrispent. Quatre matchs, quatre victoires, et ce sentiment – rare ces derniers mois – que le club joue en sachant pourquoi et pour qui.
Un air de maison retrouvé
Ce n’est pas une révolution. Plutôt un retour au bon sens. Carrick cultive ce côté “fidèle du temple”, celui d’un ancien du club qui parle la même langue que ses joueurs. Le style n’a rien de flamboyant, mais il connecte. Et ça change tout. Même les supporters, d’ordinaire prompts à la défiance, redressent un peu la nuque. On ne sait pas encore ce que donnera la suite — un printemps copieux vient avec Newcastle, Villa, puis Liverpool — mais l’équipe traverse enfin ses matchs sans ce regard vide d’avant. Et pourtant, la marge reste mince. Il suffirait d’une défaite pour que le doute revienne.
Il y a, malgré tout, cette impression de marche symbolique gravie. Carrick n’a pas réinventé Manchester United. Il l’a simplement remis debout, face au miroir, pour lui rappeler qui il était. Et c’est déjà beaucoup dans ce club où quatre victoires d’affilée valent presque autant qu’un trophée.
