Licencié lundi par Manchester United, Ruben Amorim n’a pas seulement payé des résultats insuffisants. Selon The Athletic, le Portugais a également été victime de relations exécrables avec sa direction, minée par des désaccords profonds sur la tactique et le recrutement.
Arrivé en novembre 2024, l’ancien coach du Sporting Portugal a rapidement suscité des réserves en interne. Les dirigeants mancuniens, dont Jim Ratcliffe, auraient tenté à plusieurs reprises de le convaincre d’abandonner son 3-4-3. En vain. Fidèle à ses principes, Amorim a refusé tout compromis. Parallèlement, il reprochait au responsable du recrutement Christopher Vivell de ne pas tenir compte de ses souhaits sur le marché des transferts. L’été dernier, il aurait réclamé les arrivées d’Emiliano Martinez et d’Ollie Watkins, mais le club a préféré miser sur Senne Lammens et Benjamin Sesko, dans une logique de long terme.
La tension a culminé vendredi dernier, lors d’un affrontement verbal entre Amorim et le directeur du football Jason Wilcox. Quelques semaines plus tôt, en décembre, une altercation aurait éclaté entre le technicien et Lisandro Martinez. Le défenseur argentin, fraîchement revenu de blessure, estimait mériter une place de titulaire. Un échange houleux, suivi d’un recadrage du coach… avant que Martinez ne récupère le brassard de capitaine sur les trois derniers matches.
Ces épisodes illustrent une atmosphère devenue irrespirable à Carrington. Entre divergences sportives et tensions humaines, le divorce entre Amorim et Manchester United semblait inévitable.
