Éblouissant au Parc des Princes, Maghnes Akliouche a rappelé à toute la Ligue 1 — et peut-être à Didier Deschamps — qu’il n’avait pas dit son dernier mot. Sous la houlette d’un Sébastien Pocognoli inspiré, le milieu offensif retrouve enfin la lumière.
Monaco a fait trembler les murs du Parc vendredi soir. En s’imposant 3-1 face au PSG, le club de la Principauté a envoyé un message fort : il faudra compter sur lui dans la course à la Ligue des Champions. Mais au-delà du collectif relancé, un nom a illuminé la soirée parisienne : Maghnes Akliouche. Longtemps dans le dur, parfois écarté des débats, le jeune international français a livré sa meilleure copie de la saison, entre justesse technique, implication et audace retrouvée.
Le déclic d’un joueur protégé
L’histoire aurait pu mal tourner. Après un automne discret et une claque reçue à Madrid en Ligue des Champions (6-1), Akliouche semblait s’éloigner des radars de Didier Deschamps. C’était sans compter sur la patience et la protection de Sébastien Pocognoli. Le coach monégasque, convaincu du talent hors norme de son joueur, a choisi la pédagogie plutôt que la sanction : repositionnement, confiance renouvelée et discours bienveillant. Vendredi, le résultat était éclatant.
Profitant d’une erreur de Warren Zaïre-Emery, Akliouche a ouvert le score d’un sang-froid impressionnant avant d’offrir le troisième but à Balogun pour sceller la victoire. Dans un rôle de maître à jouer, il a régné sur les phases offensives monégasques avec une maturité nouvelle. Élégant, précis et décisif : tout ce qu’attendait son entraîneur. Et tout ce que Deschamps pourrait rechercher à trois mois du Mondial.
« C’est un joueur créatif, il faut lui donner de l’air quand il en manque », a glissé Pocognoli après le match, soulagé de voir son protégé redevenir décisif. Car Akliouche, c’est avant tout une question de confiance. Quand elle est là, le talent du natif de Tremblay-en-France resplendit naturellement.
Des Bleus dans un coin de la tête
Avec 6 buts et 7 passes décisives toutes compétitions confondues, Akliouche revient à son meilleur niveau. Son influence s’étend désormais bien au-delà de la pelouse : il incarne la jeunesse ambitieuse d’un Monaco ragaillardi, cinquième du championnat et de retour dans la course au podium.
Le timing est idéal. Dans quelques jours, Didier Deschamps annoncera sa nouvelle liste pour les prochains matchs internationaux. Et si la concurrence est rude au milieu de terrain, Akliouche a des arguments : régularité, intelligence de jeu et polyvalence offensive.
À 24 ans, il semble avoir trouvé son second souffle. Sa prestation au Parc n’est pas qu’un sursaut, mais peut-être le tournant décisif d’une saison redevenue prometteuse. Un message adressé à Deschamps, à Pocognoli… et à toute la Ligue 1 : Maghnes Akliouche est bel et bien de retour.

