À la veille du barrage retour de Ligue des Champions contre Monaco, l’entraîneur du Paris Saint-Germain a tenu à défendre Bradley Barcola, souvent critiqué pour son manque d’efficacité devant le but. Entre exigence et bienveillance, Luis Enrique a rappelé la difficulté d’évoluer sous les projecteurs du Parc et la marge de progression de son jeune ailier.
Barcola, symbole des défis du haut niveau
Chaque mot de Luis Enrique respire la sérénité. Interrogé ce mardi en conférence de presse sur la finition encore perfectible de Bradley Barcola, l’Espagnol a voulu dédramatiser. « Au PSG, tout le monde est critiqué, pas seulement Bradley. Il faut s’habituer à cela », a-t-il souligné avec le calme de ceux qui connaissent la pression des grands clubs.
À 23 ans, l’ancien Lyonnais affiche des statistiques correctes – 8 buts en 31 matchs toutes compétitions confondues – mais son influence se mesure au-delà des chiffres. Sa percussion, sa vitesse et sa capacité à casser les lignes font de lui un profil rare dans un effectif habitué à la possession. Si son sang-froid dans la surface reste perfectible, Luis Enrique préfère y voir un signe de jeunesse plutôt qu’une limite.
« Très content de mes attaquants »
La sortie du technicien espagnol sonne aussi comme un message d’unité avant un rendez-vous crucial. Le PSG se rend à Monaco avec un mince avantage (3-2 à l’aller) et aura besoin d’un Barcola inspiré pour franchir ce barrage européen. L’entraîneur refuse de pointer du doigt, insistant sur la richesse de son groupe offensif. « Je suis très content de tous les attaquants que j’ai dans mon équipe », a-t-il insisté.
Sous Enrique, Barcola a souvent changé de rôle : titulaire sur l’aile gauche ou entrant de dynamisme, il s’adapte à un système en constante évolution. Les critiques sur sa finition n’ont rien d’exceptionnel dans un club où l’exigence frôle la perfection. L’entraîneur préfère s’attarder sur sa progression mentale : « Bradley a montré sa personnalité, son caractère. Il va très vite et peut encore s’améliorer dans la finition. »
Luis Enrique, fidèle à sa philosophie, mise sur le développement individuel au service du collectif. À l’heure où le PSG cherche encore sa pleine maturité européenne, la confiance donnée à ses jeunes talents pourrait bien s’avérer décisive. Barcola, lui, poursuit sa mue : encore perfectible, mais déjà incontournable dans le projet parisien.
