Battu 5-0 par le PSG, Roberto De Zerbi traverse sa première tempête sérieuse à Marseille. Mais Luis Enrique, vainqueur triomphant, a choisi de prendre la parole pour défendre son collègue italien.
Un geste rare, presque chevaleresque, dans un climat devenu électrique sur la Canebière.
Le contraste était saisissant. Sur un banc, De Zerbi, abattu, cherchait encore des réponses face à ce Paris intouchable. Sur l’autre, Luis Enrique, sourire mesuré, venait de renvoyer l’OM à ses doutes les plus profonds. Et pourtant, le technicien espagnol n’a pas profité du chaos pour enfoncer son adversaire. Mieux, il a salué « un grand entraîneur » et rappelé sa foi dans la philosophie offensive de l’Italien. Une sortie qui en dit long sur le respect que suscite De Zerbi dans le milieu, même après une raclée.
Un soutien symbolique dans la tourmente
Car à Marseille, les murmures se transforment vite en tempête. Certains dirigeants s’interrogent déjà sur la capacité de l’ancien coach de Brighton à redresser un groupe fracturé, alors que les supporters grondent sur les réseaux. Sauf que tout n’est pas aussi simple : l’effectif, taillé pour un football ambitieux, peine encore à assimiler les principes de jeu exigeants de son entraîneur. Et puis, Luis Enrique le sait mieux que quiconque : gagner, surtout à Paris, ne garantit rien le lendemain. De Zerbi reste sous pression, mais pas isolé. Et parfois, une parole de respect venue du camp ennemi vaut toutes les analyses techniques.
