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Luis Enrique ne veut retenir que la résilience

Luis Enrique - Photo by Icon Sport

Sous le feu des critiques pour un rendement jugé en baisse, Luis Enrique a tenu à remettre les choses en perspective. L’entraîneur du Paris Saint-Germain appelle à mesurer la réalité d’une saison commencée sur les rotules par un groupe encore marqué par ses exploits récents.

Le PSG n’a plus le même éclat que l’an passé. Moins tranchant, parfois laborieux, le champion d’Europe en titre suscite des interrogations sur son niveau réel. Ensemble remodelé ou simple usure naturelle après une année exceptionnelle ? Présent en conférence de presse ce vendredi, Luis Enrique a tenu à clarifier le débat.

« Ce n’est pas la même histoire »

Le technicien espagnol s’est d’abord refusé à toute comparaison directe avec l’exercice précédent. « C’est difficile de comparer entre deux saisons », a-t-il rappelé devant les journalistes, évoquant un contexte bien particulier. « Cette année a été totalement différente. Nous avons commencé presque sans entraînement. »
Une manière de rappeler le calendrier infernal qui a suivi le triomphe européen : finale de Coupe du monde des clubs, Supercoupe de l’UEFA, déplacement express en Amérique… Trois semaines à peine pour souffler avant de replonger dans la compétition.

S’il assure ne pas chercher d’excuses, Luis Enrique admet que ces conditions ont pesé. La fatigue a freiné la rotation, les blessures se sont multipliées, et l’effectif a dû trouver un second souffle dans la gestion plutôt que dans le spectacle. Une réalité que le coach accepte avec philosophie : « Quand tu es entraîneur du PSG, il faut vivre avec cette exigence permanente. Mais cette équipe a quelque chose qu’on ne mesure pas assez : de la résilience. »

La résilience comme fil conducteur

Pour l’ancien technicien du Barça, c’est là que réside la vraie force de ce PSG version 2025-2026. « On affirme qu’on n’est pas aussi forts ? Peut-être. Mais les joueurs continuent d’y croire, même dans les moments difficiles. Ce que vous demandez, c’est l’impossible », a-t-il lancé, légèrement irrité par le ton des critiques.

Luis Enrique met en avant la capacité de ses joueurs à réagir, à ne pas lâcher mentalement quand tout semble basculer. Il cite le dernier match à titre d’exemple : « On perdait 2-0 après vingt minutes, et on est revenus pour gagner. L’équipe a joué de manière incroyable. C’est ça, le signe des grands. »

S’il refuse la nostalgie d’une saison marquée par la perfection offensive, le coach revendique une autre forme de qualité, plus discrète mais tout aussi essentielle : la solidité dans l’adversité. « Ce groupe a appris à souffrir ensemble. Et ça, c’est très difficile à construire », conclut-il.

Le PSG de Luis Enrique n’est peut-être plus aussi flamboyant, mais il reste debout, fidèle à une idée simple : défendre son statut de champion demande parfois de préférer la force tranquille à la magie immédiate.

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