Lucas Chevalier, la descente aux enfers aussi chez les Bleus ?

Le sélectionneur français n’a pas fermé la porte à Lucas Chevalier, mais l’a clairement laissé entrouverte. Un rappel discret que le ticket pour le Mondial se gagnera aussi sur les pelouses de club.

À quelques mois de la Coupe du monde, Lucas Chevalier vit un drôle d’entre-deux. Porté en octobre dernier comme le successeur possible de Mike Maignan, le gardien du PSG s’est retrouvé relégué sur le banc depuis plusieurs semaines. Une situation qui, fatalement, interroge. Didier Deschamps, lui, n’a pas voulu en faire un feuilleton. Devant les caméras de La chaîne L’Équipe, le sélectionneur a préféré apaiser. « En octobre, certains voyaient Chevalier numéro un. D’ici mars, beaucoup de choses peuvent changer. » Traduction : rien n’est figé, ni son statut, ni la hiérarchie.

Une hiérarchie mouvante, des places fragiles

Et pourtant, derrière ces mots mesurés, on sent poindre une inquiétude. Être gardien, c’est une drôle de affaire : pas de rotation possible, peu de marge d’erreur. S’il reste remplaçant au PSG, Chevalier risque de perdre ce rythme si précieux, celui que Deschamps scrute avec attention. La concurrence, elle, ne l’attend pas. Brice Samba connaît lui aussi quelques turbulences, Areola a disparu des cages à West Ham, pendant que d’autres – Jean Butez, Robin Risser – gagnent du terrain. Le poste de numéro 2 n’a jamais paru aussi ouvert, ni aussi incertain.

Sauf que Deschamps connaît la chanson. Le patron des Bleus observe, jauge, temporise. « La situation de Lucas n’est pas idéale, pour lui comme pour nous », a-t-il concédé. Mais il sait aussi que le football écrit vite de nouvelles histoires. Un bon mois de mars peut tout renverser. Un départ, un coup de forme, une blessure ailleurs… et la carte Chevalier redeviendrait très vite un atout. Rien n’est perdu. Pas encore.