Secoué par un début d’année 2026 inquiétant et une grogne grandissante des supporters, le LOSC a choisi de conserver son entraîneur Bruno Genesio. Le président Olivier Létang reste convaincu que le technicien lyonnais est capable de redresser la barre, malgré la défaite contre l’Étoile rouge de Belgrade en Ligue Europa.
À Lille, les semaines se suivent et la tension monte. Battus jeudi soir à Belgrade (0-1) lors du barrage aller de la Ligue Europa, les Dogues se sont une nouvelle fois montrés impuissants offensivement, confirmant un passage à vide déjà visible en championnat. Pourtant, malgré les critiques qui grimpent dans les tribunes et sur les réseaux, Bruno Genesio n’est pas menacé à court terme.
Selon les informations de L’Équipe, le président du LOSC, Olivier Létang, a choisi de maintenir sa confiance à son entraîneur, pourtant fragilisé par les résultats. Le dirigeant nordiste estime que le moment n’est pas venu d’un changement de cap brutal. À en croire son entourage, il mise sur la sérénité et l’expérience de Genesio pour trouver les ajustements nécessaires et relancer une équipe en panne d’efficacité.
La voie de la continuité
Ce soutien, dans un contexte aussi tendu, s’apparente à un pari assumé. Nommé à la tête du LOSC l’été dernier, Genesio avait été recruté pour apporter davantage de maîtrise collective et de constance à un groupe capable du meilleur comme du pire. Mais le début d’année 2026 a pris des allures de cauchemar : élimination en Coupe de France, points perdus en championnat et désormais un barrage européen compromis.
Malgré tout, Létang refuse de céder à la pression. Son discours interne reste inchangé : il veut « protéger le projet » et préserver un climat de travail sain. Une position rare dans un football français souvent prompt à trancher dès que la série négative s’éternise. Le président espère que cette ligne de conduite permettra à son entraîneur et à ses joueurs de retrouver la confiance indispensable pour rebondir.
Genesio, lui, assume pleinement la situation. Loin d’évoquer une démission, il a réaffirmé jeudi soir, à Belgrade, qu’il se sentait « bien et en forme » pour affronter ce défi. En coulisses, l’ancien coach rennais multiplie les réunions avec son staff afin de réajuster les équilibres d’une équipe qui peine à transformer sa possession en occasions franches.
Les prochains matchs, notamment le retour contre Belgrade et la réception de Montpellier en Ligue 1, s’annoncent déterminants pour la suite de la saison. Si le maintien de Genesio traduit une volonté de stabilité, il s’accompagne aussi d’une exigence accrue : celle de résultats immédiats. À Lille, la confiance est entière, mais elle ne sera pas éternelle.
