LOSC : Bielsa meilleur que Galtier, Farès Bahlouli dézingue le coach lillois

Arrivé il y a peu en D3 Urkrainienne, Farès Bahlouli a vécu une carrière assez extraordinaire entremêlée d’espoir et de peines. Passé par Lille, il évoque son expérience dans le Nord et tacle Christophe Galtier.

Dans un entretien accordé à France Football, Farès Bahlouli a évoqué de nombreux aspects de sa carrière. L’ancien lillois parle de ses nombreuses expériences en France et adresse un premier tacle aux entraîneurs français qui, selon lui, sont trop « craintifs ».

« Les entraîneurs français, ça ne me va pas du tout. Je me suis bien plus éclaté avec Jardim et Bielsa qui me laissaient une liberté. Je suis un joueur qui ose mais les entraîneurs français sont craintifs. Ils aiment aligner des joueurs qui ne prennent pas de risques. Ils te brident et veulent te façonner pour que tu joues comme eux l’entendent, sans s’adapter à ton profil. « Quand t’es là, tu fais ci. Quand t’es là-bas, tu fais ça. » Je comprends qu’il y ait des consignes et que tout le monde doit défendre. Mais brider ses joueurs en permanence, non. Laissez-moi jouer ! Je me souviens de consignes avant d’entrer en cours de match : « Farès, là, tu défends, tu défends, tu défends ! » Mais si tu veux que je défende fais rentrer un défenseur ! C’est compliqué de prendre du plaisir quand la conception du football est aussi différente… Tu as tellement de consignes que tu perds ton jeu. Tout devient stérile, il n’y a plus de passion. J’étais éteint. J’avais l’impression d’être dans une PlayStation et que mes coaches avaient la manette et me contrôlaient. »

Des états d’âmes qui montrent tout de même une certaine philosophie à la française. La priorité n’est pas donnée à la victoire mais plutôt au fait de ne surtout pas perdre. Un constat d’échec parfois flagrant au sein de notre bonne vieille Ligue 1.

« Galtier arrive et c’est la descente aux enfers. »

Dans un second temps, Farès Bahlouli parle de son cours séjour en terre lilloise. Un séjour dont il garde un très mauvais souvenir. Il détruit littéralement Christophe Galtier pourtant considéré come l’un des meilleurs entraîneurs de Ligue 1.

« Le pire passage de ma vie était à Lille. Ils m’ont vraiment fait la misère. […] On a fait une bonne préparation mais, malheureusement, les résultats n’ont pas suivi. Tout est allé très vite. Derrière Galtier arrive et ça a été la descente aux enfers. Il ne faut pas cracher dans la soupe car il a fait de très bonnes choses à Saint-Étienne et Lille, mais le vestiaire, c’était n’importe quoi. Il ne gérait pas bien les hommes, il n’y avait que des clans. Il passait par le directeur sportif et les agents pour faire passer certains messages. Parfois, il venait même voir Benzia et moi en jouant la carte « ancien lyonnais » pour nous demander de l’aide dans le vestiaire. Au début de la deuxième saison, il nous annonce qu’il ne veut plus de nous. On m’a coupé l’accès au vestiaire et au parking et j’ai appris par Jérémy Pied qu’on lui avait donné mon numéro de maillot. Ils ont tout fait pour me faire craquer. Heureusement que Luis Campos était là pour moi.« 

Un triste constat dressé par une ancienne pépite de notre championnat. Christophe Galtier, qui obtient d’excellents résultats avec le LOSC, voit son image s’écorner.