À quelques heures du grand affrontement entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille, comptant pour le Trophée des Champions délocalisé exceptionnellement à Koweït City, les réactions locales offrent un contraste saisissant avec l’effervescence médiatique habituelle autour de ce « Classique » du football français. Alors que la Ligue de football professionnel a choisi de tenir cette rencontre dans la capitale koweïtienne pour développer la visibilité de la Ligue 1 à l’international, cette initiative suscite autant d’interrogations que d’enthousiasme sur place.
Dans les ruelles animées du souk Al-Mubarakiya, l’un des principaux marchés traditionnels de Koweït City, connu pour ses boutiques d’épices, de vêtements et d’artisanat local, l’intérêt pour le duel parisien est loin d’être évident. C’est ici que nous avons rencontré Isack, propriétaire d’une petite boutique de maillots de football. Interrogé sur la rivalité entre le PSG et l’OM, il a lâché, avec un sourire franc : « L’OM ? Je ne connais pas. » Cette phrase, prononcée dans un contexte presque surréaliste, reflète à la fois la distance culturelle de certains Koweïtiens vis-à-vis des clubs français et l’éloignement de ce match des préoccupations quotidiennes locales.
Pour Isack, comme pour beaucoup d’habitants qui arpentent le souk sans trop d’intérêt pour le football européen, les enjeux sportifs passent au second plan face à la vie quotidienne du marché. Chez lui, les maillots exposés – qu’ils soient du PSG, du Real Madrid ou d’autres grands clubs – attirent davantage de clients curieux de la mode ou de souvenirs plutôt que de supporters passionnés. « Un maillot, ça se vend, mais je ne sais pas trop qui est l’OM… et je ne suis pas sûr que ça change après ce match », ajoute-t-il en riant, soulignant à quel point la délocalisation de cet événement reste avant tout un spectacle exotique pour une large partie de la population locale.
Ce témoignage illustre parfaitement le contraste entre l’importance colossale que représente un PSG – OM pour les fans de football français et la perception bien plus neutre qu’en ont certains spectateurs potentiels à l’autre bout du monde. Alors que le Trophée des Champions tente de conquérir de nouveaux publics dans des pays comme le Koweït, il reste à voir si ces initiatives tissent des liens durables avec une culture footballistique encore en devenir, ou si elles demeurent de simples vitrines événementielles pour le ballon rond mondial.
🚨 « L'OM ? Je ne connais pas », témoigne Isack, qui tient la seule boutique de maillots du souk Al-Mubarakiya, l'un des principaux marchés de Koweït City.
— Le Meilleur du PSG (@LMDPSG) January 8, 2026
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