Lille accroché par Brest : le réveil attendra encore

Malgré une belle entame et un sursaut d’orgueil après l’heure de jeu, le LOSC a de nouveau manqué l’occasion de renouer avec la victoire en Ligue 1. Tenus en échec par un Stade Brestois solide et opportuniste (1-1), les Dogues continuent de piétiner en championnat, incapables de convertir leurs bonnes intentions en succès concrets.


Toujours sans victoire en 2026, Lille espérait rebondir à domicile pour effacer la frustration d’un début d’année morose. Dans un stade Pierre-Mauroy bien garni, les hommes de Bruno Genesio avaient à cœur de récompenser des supporters fatigués d’attendre un déclic. Et leur première période, globalement maîtrisée, laissait entrevoir un scénario plus favorable. Dès les premières minutes, les Lillois se montraient entreprenants : Diaoune et Mukau multipliaient les appels tranchants, tandis que Fernandez-Pardo forçait Coudert à une splendide parade sur une frappe croisée. Dans la continuité, Benjamin André pensait bien ouvrir le score d’un tir puissant à bout portant, mais Diaz sauvait miraculeusement son gardien sur la ligne.

Le LOSC dominait sans partage, mais son manque de réalisme restait criant. En face, les Brestois, surpris par le rythme, peinaient à exister. Leur première incursion sérieuse vint de Labeau-Lascary, maladroit sur un bon service de Del Castillo. Hormis cette alerte isolée, la première période demeurait à sens unique, avec toujours la même conclusion : Lille possédait la maîtrise, sans l’efficacité.

Le retour des vestiaires allait pourtant inverser la tendance. Plus agressifs, plus mordants dans les duels, les joueurs d’Éric Roy haussaient le ton. Guindo alertait déjà la défense nordiste d’une frappe dangereuse, tandis qu’un contact litigieux entre Dina Ebimbe et Correia faisait frémir les tribunes. Le LOSC semblait alors perdre pied, et Brest en profitait. Del Castillo, d’abord, manquait une occasion incroyable à bout portant, seul face à Özer. Mais à force de persévérance, la récompense brestoise arrivait logiquement : à la 58e minute, Labeau-Lascary, prêté par Lens, punissait l’apathie lilloise d’une frappe limpide du gauche (0-1). Un coup de froid immédiat dans l’enceinte lilloise, abasourdie.

Dos au mur, Lille devait réagir – et l’a fait. Genesio lançait alors ses nouvelles recrues pour redonner du souffle à son équipe, et le pari s’avéra payant. Non sans peine : encore une fois, Coudert s’interposait face à Fernandez-Pardo, héroïque gardien d’un Brest solidaire. Mais à la 71e minute, l’ouverture vint bel et bien : sur une action parfaitement construite, Perrin, arrivé cet hiver, concluait du plat du pied une combinaison inspirée. L’égalisation (1-1) redonnait vie au match et réveillait le public.

La fin de rencontre virait ensuite au siège breton. Lille multipliait les offensives, tentait d’imposer son pressing et son sens du jeu combiné, mais sans parvenir à forcer une défense compacte et disciplinée. De leur côté, les hommes d’Éric Roy géraient les dernières minutes avec sang-froid, se contentant de quelques contres timides pour tenter d’exploiter les espaces laissés par leurs hôtes.

Le coup de sifflet final entérina un nouveau partage des points frustrant pour les Lillois. Si le contenu s’est amélioré par séquences, le manque de tranchant offensif continue de miner le rendement du LOSC. Avec ce nul, Lille reprend certes la cinquième place à Rennes à la différence de buts, mais le club nordiste reste à la recherche d’un succès qui fuit obstinément depuis le début de l’année.

Brest, de son côté, poursuit son parcours cohérent, prouvant encore sa capacité à résister aux cadors du championnat. Pour Genesio et ses hommes, en revanche, la patience commence à s’effriter : il va falloir rapidement passer du mieux jouer au mieux marquer pour ne pas voir l’Europe s’éloigner.


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