Ligue des champions : un tirage explosif pour les clubs espagnols

Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions a livré son verdict. Si le FC Barcelone peut se réjouir d’un adversaire abordable, le Real Madrid et l’Atlético héritent d’obstacles redoutables. Tour d’horizon complet d’un tableau qui promet des affiches étincelantes sur la route de la finale de Budapest.

La phase à élimination directe de la Ligue des champions est lancée, et le décor est planté pour un printemps européen des plus palpitants. Les seize rescapés connaissent désormais leur sort à l’issue du tirage effectué ce vendredi à Nyon. Huit formations issues du top 8 de la phase de ligue — dont le FC Barcelone — affronteront huit qualifiés passés par les barrages, joués entre les équipes classées de la 9e à la 24e place.

Les Catalans, récompensés de leur solidité durant la phase de groupes, retrouveront Newcastle. Un duel séduisant entre le panache offensif barcelonais et l’intensité des Magpies, de retour sur la scène européenne avec des ambitions intactes. Avantage considérable pour le Barça : le match retour se jouera au Camp Nou, un détail jamais anodin à ce stade de la compétition.

Le Real Madrid, lui, n’aura pas cette faveur. Deuxième de son groupe, le club merengue devra se coltiner un monstre du football moderne : Manchester City. Une double confrontation qui sent la poudre entre le tenant du titre et son rival historique des dernières saisons. Pour Carlo Ancelotti, c’est un test grandeur nature dès les huitièmes.

Même scénario pour l’Atlético, opposé à un Tottenham en pleine renaissance sous la houlette d’Ange Postecoglou. Diego Simeone, fidèle à son style pragmatique, devra composer avec un déplacement périlleux à Londres avant d’espérer conclure l’affaire au Metropolitano.


Des chocs partout en Europe

Au-delà du prisme espagnol, ce tirage promet du spectacle à chaque affiche. Chelsea croisera la route du PSG, une affiche à forte dimension médiatique pour deux clubs toujours en quête de reconnaissance continentale. Liverpool héritera de Galatasaray, un duel électrique entre deux stades mythiques, Anfield et le Türk Telekom.

Le Bayern de Munich, favori naturel, se frottera à l’Atalanta, toujours imprévisible et difficile à manœuvrer. Pendant ce temps, Arsenal affrontera le Bayer Leverkusen, révélation de la saison sous Xabi Alonso, pour un duel à forte résonance tactique. Enfin, Sporting Portugal tentera de poursuivre son aventure face à Bodø/Glimt, sensation venue du Nord.

Les dates exactes des rencontres s’étalent de la mi-février à la mi-mars, avant un printemps qui s’annonce incandescent. La route de Budapest s’annonce longue et semée d’embûches — mais pour les géants espagnols, le rêve d’une finale est toujours bien vivant.