Malgré une armada de six clubs engagés en huitièmes de finale, la Premier League vit une semaine sous haute tension. Les résultats des matchs aller ont fait vaciller son hégémonie sur le football européen. À moins d’un sursaut collectif, l’Angleterre pourrait connaître un scénario catastrophe : zéro club qualifié pour les quarts.
Manchester City, Arsenal, Liverpool, Chelsea, Tottenham et Newcastle. Six noms, six espoirs, mais un seul objectif : prolonger l’aventure européenne. Pourtant, à l’aube de la semaine décisive, l’Angleterre tremble. Le rêve d’une domination continentale pourrait se transformer en humiliation collective. Car si les retournements de situation font partie de la légende de la Ligue des Champions, tout indique que cette édition 2026 pourrait marquer la fin d’un cycle pour la Premier League.
City et Liverpool au bord de la rupture
Champion en titre sur la scène nationale, Manchester City se retrouve dos au mur. Battus sèchement 3-0 par le Real Madrid, les hommes de Pep Guardiola doivent réaliser un exploit à l’Etihad pour espérer inverser la tendance. Face à un Real porté par ses cadres et une dynamique éclatante, la mission s’annonce presque irréalisable.
Même son de cloche du côté de Liverpool. Défaits 1-0 à Istanbul, les Reds devront renverser Galatasaray à Anfield. La ferveur de la Mersey n’aura jamais été aussi précieuse. Mais entre fatigue physique et instabilité défensive, l’équation semble complexe pour Jürgen Klopp, encore en quête de la bonne formule.
Arsenal, la dernière carte crédible ?
Arsenal, demi-finaliste la saison dernière, représente sans doute la meilleure chance de survie anglaise. Accrochés 1-1 par Leverkusen à l’aller, les Gunners ont laissé planer le doute. Le penalty de Kai Havertz a sauvé les meubles, mais la prestation interpelle. Mikel Arteta espère retrouver l’intensité et la fluidité qui avaient fait la force de son équipe en phase de groupes. Sans cela, l’Emirates pourrait assister à une désillusion majeure.
Londres et Newcastle dos au mur
À Londres, Chelsea et Tottenham s’accrochent à un mince espoir. Les Blues doivent renverser un déficit de trois buts face au PSG (2-5), tandis que les Spurs, eux aussi battus 5-2 par l’Atlético, restent englués dans une spirale négative (aucune victoire depuis fin janvier). Les deux clubs londoniens doivent désormais créer un miracle pour ne pas sombrer définitivement.
Quant à Newcastle, le nul obtenu face au FC Barcelone (1-1) à l’aller entretient un relatif espoir. Mais le retour s’annonce dantesque : le Barça reste invaincu au Camp Nou depuis novembre, avec quatorze victoires consécutives et quarante-sept buts inscrits. Autant dire que la montagne est haute.
Vers un désastre inédit depuis 2015 ?
Si aucun club anglais ne parvenait à se qualifier, ce serait une première depuis onze ans. Depuis la saison 2014-2015, jamais les représentants de la Premier League n’ont été éliminés en bloc à ce stade. Selon les calculs d’Opta, Arsenal détient désormais 79 % de chances de passer, loin devant Liverpool (58,8 %) et Newcastle (32,9 %). Pour City, Chelsea et Tottenham, les probabilités chutent sous les 15 %.
Une semaine européenne sous tension, où l’Angleterre joue bien plus qu’une qualification : elle défend un statut, une réputation… et tout un modèle footballistique.
