Depuis presque 30 ans, Claudio Ranieri écume l’Europe sans jamais, ou presque, s’arrêter. C’est dire s’il fait partie des coaches les plus bankables du marché. Pour autant, son palmarès est presque vierge. Mis à part quelques coupes nationales ici et là, et des titres de champions dans les divisions inférieures, Ranieri traîne une image de loser tout en ayant la réputation d’un excellent technicien. Un véritable paradoxe.

Après sa carrière de joueur, le Romain de naissance se fait remarquer en parvenant à mener Cagliari de la troisième à la première division italienne. De quoi lui ouvrir les portes du Napoli en 1991, que Maradona vient de quitter. Chez des Partenopei en proie à des difficultés financières, il parviendra tout de même à terminer 4e pour sa première saison avant de s’engager deux ans plus tard avec la Fiorentina. Son expérience florentine lui permettra en 1997 de signer en Espagne au FC Valence. Après son départ en 1999, le club ché se qualifiera deux année de suite pour la finale de la Ligue des champions. Ce sera donc son successeur Hector Cuper qui sera porté aux nues.

Néanmoins, la cote de Ranieri est toujours élevée. Assez en tout cas pour lui permettre de rejoindre l’Angleterre et Chelsea. Lors de la saison 2003-2004, celle de l’arrivée de Roman Abramovich à la tête du club londonien, il réalisera la meilleure saison des Blues depuis 49 ans avec une deuxième place en championnat et une demi-finale de la Ligue des champions. Mais le nouveau président russe décide d’engager José Mourinho, qui remportera la saison suivante le titre de Premier League. Encore une fois, Ranieri avait posé les bases d’un succès futur.

En 2007, il est appelé au chevet de la Juventus Turin qui vient de remonter en Serie A après le scandale du Calciopoli. Dès sa première saison, il qualifie les Bianconeri pour la Ligue des champions en terminant 3e. Il fera même mieux la saison d’après avec une 2e place, mais ses mauvaises relations avec certaines stars de son effectif qu’ils ne ménagent pas lui coûteront une fois de plus son fauteuil. C’est aussi un reproche qui lui sera fait par les dirigeants de l’AS Monaco. Malgré un titre de champion de L2 et une deuxième place en Ligue 1 en deux ans, Ranieri a une fois de plus dû faire ses bagages. Mauvais sens du timing, pas assez diplomate et un palmarès quasi-vierge. Voilà les critiques qui sont régulièrement faites à Claudio Ranieri. Pour autant, personne ne pourra soutenir que le Romain est un mauvais entraîneur.