En l’absence de Mevlut Erding, blessé, Ricky van Wolfswinkel devrait mener l’attaque de Saint-Etienne à Nantes dimanche, lors de la 14e journée de Ligue 1. L’occasion pour le Néerlandais de dissiper les doutes après des débuts mitigés.

Si l’ASSE avait un avant-centre – et ce n’est pas une critique envers les garçons qui sont là et font du mieux possible – du même niveau que son gardien, nous serions sûrs et certains de viser le podium. L’analyse, sévère, était signé Bernard Caïazzo dans les colonnes du Progrès début octobre. Depuis le coup de gueule du président du conseil de surveillance du club, l’ASSE n’a pas vraiment résolu ses problèmes offensives. 12e attaque de Ligue 1 avec seulement 13 buts inscrits en autant de journées, les Verts n’ont marqué qu’à deux reprises plus d’un but par match depuis le début de la saison, toutes compétitions confondues. Et ce n’est pas la blessure de Mevlut Erding, leur meilleur buteur, qui va les rassurer. Ricky van Wolfswinkel aura du coup la tâche de faire oublier l’absence de l’international turc à Nantes samedi et de rassurer sur le potentiel offensif des siens.

Le Néerlandais symbole malgré lui les difficultés en attaque de son équipe : avec 2 buts et 2 passes décisives en 11 apparitions en L1 (dont 6 comme titulaire), son apport n’est pas celui espéré quand son prêt par Norwich a été officialisé cet été. Il a mis du temps avant d’arriver chez nous et il est surtout arrivé blessé, l’a défendu son entraîneur Christophe Galtier avant la trêve internationale et son deuxième but de la saison devant Monaco (1-1). Il a simplement du retard et doit encore s’adapter à un changement de vie et de championnat. Mais il a quand même des chiffres et des statistiques qui parlent pour lui. A 25 ans, l’ancien grand espoir du football oranje doit surtout oublier un dernier exercice cauchemardesque sur le plan personnel (1 but en 25 matches de Premier League) et collectif, avec une relégation pour Norwich. Difficile à digérer pour un joueur restant sur 43 buts ces trois dernières saisons à Utrecht et au Sporting Lisbonne.

Je pense que le coach a bien joué le coup en le prenant, veut croire Bernard Caïazzo, moins sévère qu’il y a quelques semaines, toujours dans les colonnes du Progrès. Il y a un travail à effectuer et on voit qu’il prend ses marques et de plus en plus confiance. Vous savez, ce n’est pas simple de débarquer en Ligue 1 pour un étranger. En plus, il a dû digérer son déménagement, la naissance de son bébé, le fait de jouer tous les trois jours… Je pense qu’il peut réussir. Mais aujourd’hui, on n’a pas encore trouvé le gros buteur qui peut tout changer. Alors qu’il a affiché sa volonté de rester au club à l’issue de son prêt, Ricky van Wolfswinkel va devoir convaincre les dirigeants stéphanois qu’il peut être le buteur tant recherché. Pourquoi pas dès dimanche à la Beaujoire.