L’affaire n’est toujours pas close. La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté mercredi les recours du FC Nantes pour l’affaire Touré. Le club utilise son ultime recours en se tournant vers le Conseil d’Etat.

Avec l’affaire Abdoulaye Touré, les mois passent vite. Le FC Nantes protestait contre le retrait des trois points de la victoire face à Bastia (2-0) la saison passée. Le 10 août 2013, le milieu nantais avait été aligné contre le club corse alors qu’il était suspendu et le FCN avait perdu, en février 2014, le bénéfice de sa victoire.

Réunie ce mercredi, la cour d’appel administrative de Nantes a débouté le FC Nantes. La cour va à l’encontre de l’avis rendu par le rapporteur public, le 11 décembre, qui avait préconisé la restitution des trois points retirés au club nantais. LE FC Nantes va jouer son dernier atout en allant devant le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction. Le rapporteur public est suivi d’une manière générale par la cour, mais il y a des enjeux financiers et d’organisation que la FFF a mis en avant, alors qu’elle a pourtant déjà modifié son système de notification des sanctions, regrette maître Jean-François Klatovksy, l’un des avocats du FCN. La cour administrative n’a pas tranché le litige. On ira devant le Conseil d’Etat car on est dans notre bon droit sur le principe

Pour le club nantais, plus que la 8e place qu’il espère récupérer, ce sont trois millions d’euros qui sont en jeu si le FCN parvenait à récupérer les trois points et sauterait de la 13e à 8e place. La saisine du Conseil d’Etat n’est pas suspensive. La Ligue de football professionnel (LFP) pourrait donc verser dès maintenant aux Bastiais les millions de droits TV que leur octroient ces trois points supplémentaires.