Nasser Al-Khelaïfi est monté au créneau pour critiquer le fair-play financier. Le président du PSG espère convaincre l’UEFA et Michel Platini de changer les règles à ce sujet.

Le PSG ne veut pas servir d’exemple à l’UEFA. Sanctionné dans le cadre du fair-play financier, le club de la capitale s’est plié aux sanctions imposées. Des sanctions qui ne sont pas la cause de la non-venue d’Angel Di Maria, a toutefois tenu à rassurer Nasser Al-Khelaïfi dans un entretien accordé au Parisien. Pour moi, c’était trop cher. Cela n’a rien à voir avec le fair-play financier. Le joueur voulait venir à Paris, mais ce n’était pas possible, a assuré le président du PSG, reconnaissant toutefois que le fair-play financier a été un peu difficile à gérer. De quoi pousser le dirigeant qatari à demander à l’UEFA une modification des règlements à ce sujet.
Michel Platini est-il avec nous ou contre nous ? Je ne sais pas. Nous, on veut respecter les règlements de l’UEFA. Mais on doit en rediscuter en octobre avec eux pour essayer de changer les règles, explique Al-Khelaïfi, pour qui le fair-play financier n’est pas juste et pourrait à terme refroidir les investisseurs. C’est parfois difficile de comprendre, mais au bout du compte, les grands clubs restent des grands clubs et les petits clubs restent petits. On ne défend pas seulement les intérêts du PSG. Si les nouveaux investisseurs ne peuvent pas investir dans le football, ils iront investir dans la Formule 1, plaide-t-il.
Mais que les supporter du PSG se rassurent : cette mesure n’empêche pas d’acheter des grands joueurs, qui sont de toute façon déjà là. La priorité était de stabiliser l’effectif. On a déjà beaucoup acheté depuis notre arrivée. Pour moi, on est suffisamment armés, explique Al-Khelaïfi pour justifier la faible activité parisienne durant le mercato (seuls David Luiz et Serge Aurier ont signé). Les Qataris sont de ce fait toujours aussi ambitieux, que ce soit sur le long (Nous sommes ici pour très longtemps) ou le court terme. J’espère qu’on va gagner le championnat et on voudrait remporter les deux coupes. La Coupe de France, je la veux ! Concernant la Ligue des champions, j’espère faire mieux qu’un quart de finale…, prévient Al-Khelaïfi. Fair-play financier ou pas, le PSG rêve toujours plus grand, comme le veut son slogan.
