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Labrune savoure le chemin parcouru

A trois jours du choc entre le PSG et l’OM, Vincent Labrune savoure la première place de son équipe. Le président de l’Olympique de Marseille en profite aussi pour revenir sur son parcours à la tête du club.

Vincent Labrune, un homme heureux

Aujourd’hui, Vincent Labrune est un homme heureux. Un président d’autant plus satisfait que son club se retrouve après douze journées, en tête de la Ligue 1. Le président marseillais se confie lors d’un entretien accordé à nos confrères du quotidien Le Parisien : Depuis un mois ou deux, pour la première fois, j’éprouve un sentiment de plénitude. Un bonheur qui s’explique par des résultats sportifs: Douze matchs, 28 points, on a égalé un record du PSG ! , mais aussi par la manière. Vincent Labrune avait tout misé sur la venue de Marcelo Bielsa, un entraîneur de renom. Grâce au savoir-faire du technicien argentin, l’équipe marseillaise produit du beau jeu, au point de susciter l’intérêt et l’admiration des autres clubs comme le FC Barcelone. Une situation qui ravit Vincent Labrune : Que le directeur sportif du Barça, le club modèle du jeu collectif depuis dix ans, cite l’OM parmi ses références du moment, rien ne me rend plus heureux. J’ai conscience d’où on vient.

L’OM revient de loin

Sixième du championnat l’an passé et privé de coupe d’Europe cette saison, l’OM revient de loin. Les bilans d’Elie Baup et de José Anigo, ainsi que l’attitude de certains joueurs laissent le président marseillais amer : Je considère que certains m’ont trahi. Je n’ai pas compris certaines attitudes. La saison dernière, je la considère comme un scandale. Après la fin du championnat, je passais mes nuits à refaire les matchs. J’ai limogé Elie, José est parti pour d’autres raisons, on a perdu de l’argent. Mes joueurs, je ne voulais plus les voir, je ne pouvais plus les voir. Des propos forts. Après le passage marquant de Pape Diouf à la présidence du club de 2005 à juin 2009, Vincent Labrune a eu du mal à s’imposer, subissant critiques et moqueries. Aujourd’hui respecté, le président reconnait qu’il a changé : Je ne fais plus d’affect, je suis chef d’entreprise.

Un président, chef d’entreprise

En substance, on a reproché à Vincent Labrune son manque de compétence, d’autorité, voire de charisme. Pourtant, aujourd’hui, il semble bien taillé pour le costume de président de l’OM : Je suis 365 jours par an en communication de crise. Ma seule semaine de vacances en un an et demi, je pars en Sicile et je me prends un raz de marée médiatique à la suite de la conférence de Marcelo (Bielsa)… Je ne vois plus mes amis. Un président, chef d’entreprise donc, pour qui la stratégie de communication a changé par rapport à celle de Pape Diouf, surtout vis-à-vis du rival parisien. A trois jours du match PSG-OM et toujours pour Le Parisien, Vincent Labrune déclare au sujet du président du PSG Nasser Al-Khelaïfi : Je l’apprécie, j’ai toujours été nickel avec lui, il l’a toujours été avec moi […] On a des amis communs, on s’entend bien. Quand il faut se dépanner l’un l’autre, on le fait. Une stratégie intelligente, quand on connait les différences de budget entre les deux clubs. Et si finalement c’était Vincent Labrune l’homme fort de l’OM ?

Flavien Bories

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