Le président de Bastia Pierre-Marie Geronimi est revenu sur le coup de tête de Brandao sur Thiago Motta. S’il condamne son joueur, il apporte tout de même quelques éléments de défense.

Si Pierre-Marie Geronimi a fermement condamné le coup de tête asséné par Brandao à Thiago Motta dans les couloirs du Parc des Princes après la défaite de Bastia contre le PSG, le président du Sporting a néanmoins tenu à apporter des éléments de défense pour son attaquant. Je n’excuse en rien Brandao mais je tiens aussi à dire qu’il y a des mots qui font plus mal que des coups. Il faut se rappeler que nous-mêmes, il y a quelques années, nous avions un dirigeant frappé par un footballeur (ndlr, l’ancien Lensois Cichero) et cela n’avait pas ému grand monde. Ni la LFP, ni la FFF ni les journalistes et encore moins les hommes politiques…, a déclaré Geronimi sur les ondes de RMC.

Le fait que cette agression prenne de telles proportions car un joueur du PSG est impliqué ne fait aucun doute. Mais pour Geronimi, c’est aussi parce que c’est Brandao qui est l’auteur de ce coup de tête que cela fait autant de bruit. Brandao reste un homme. Cela fait des semaines, de mois, des années que des journalistes s’acharnent ! « Brandao, c’est un bourrin, un âne, il faut qu’il s’en aille… » Comment ça s’appelle ça ? C’est de l’acharnement ! Dans n’importe quelle entreprise, si un salarié était traité de la sorte mois après mois, année après année, il finirait devant un tribunal pour harcèlement moral. C’est un garçon qui subit les foudres des journalistes en permanence. Brandao, ce n’est qu’un homme.

Enfin, Geronimi en a aussi profité pour rappeler qu’il fallait aussi convaincre la violence verbale sur les terrain de foot. On parle beaucoup de violence physique mais il y a une autre violence qu’il faudra combattre, c’est la violence verbale. Il y a des mots qui peuvent faire plus mal que des coups. La France a peut-être perdu une Coupe du monde à cause de ça (référence au coup de tête de Zidane sur Materazzi en finale du Mondial 2006, ndlr), a expliqué le dirigeant bastiais.