La justice espagnole n’a pas envie de transiger au sujet des cas Sandro Rosell et Josep Maria Bartomeu. L’ancien et l’actuel président du FC Barcelone risquent tout simplement d’aller derrière les barreaux pour fraude fiscale suite au transfert de Neymar.

Une tempête de plus au Camp Nou. Normalement, cette journée du 23 mars devrait être paisible pour les socios du FC Barcelone. Il faut dire que Lionel Messi et consorts ont remporté le Clasico contre le Real Madrid (2-1) et qu’ils surfent sur une série de 18 victoires en 19 matches. C’était sans compter sur la décision de la justice espagnole qui a, dixit la Cadena Ser, requis des peines de prison très lourdes à l’encontre du président Josep Maria Bartomeu et de son prédécesseur Sandro Rosell. En clair, le premier pourrait passer deux ans et trois mois derrière les barreaux. Le second, quant à lui, a sans doute des sueurs froides en ce moment car il risque d’être sous les verrous pendant sept ans et trois mois !

Comme si cela ne suffisait pas, les dirigeants du club catalan pourraient être contraints de payer une amende colossale de plus de 33 millions d’euros. Même si Neymar est un joueur formidable et qu’il apporte énormément de choses à l’équipe ibérique, force est de constater que les conditions troubles de son transfert retentissant, durant l’été 2013, continuent d’affaiblir le Barça. En ce qui le concerne, Josep Maria Bartomeu a une sacrée épine dans le pied. En effet, on ne voit pas comment il pourrait conserver son fauteuil de président en mai prochain alors qu’il doit composer avec cette affaire de fraude considérable.

Après avoir affiché publiquement, en juin 2013 puis octobre 2014, son envie de revenir aux affaires au Camp Nou, l’homme d’affaires Joan Laporta doit se frotter les mains en ce moment. Cette affaire Neymar, qui colle aux basques des Catalans est pour lui un argument de poids afin de revenir par la grande porte au Barça. Alors que l’écurie n’a pas le droit de recruter un joueur et de l’aligner durant cette année 2015, ce nouveau déferlement médiatique détériore encore la situation alors que paradoxalement l’équipe dirigée par Luis Enrique se porte comme un charme lors de cette seconde partie de saison (première place occupée en Liga, quart de finale de la Ligue des champions à disputer contre le PSG et finale de la Coupe du Roi à jouer face à l’Athletic Bilbao).

Avec Top Mercato