Écartée de la prestigieuse Finalissima contre l’Argentine, la Roja a trouvé un autre moyen de briller. À Madrid, les hommes de Luis De la Fuente ont déroulé leur football contre la Serbie (3-0) dans un amical plein de maîtrise et d’envie retrouvée, au Stade de la Cerámica de Villarreal.
Privée de rendez-vous continental, l’Espagne a choisi la lumière plutôt que la frustration. Dès le quart d’heure de jeu, Oyarzabal lançait les festivités d’une frappe pure, puis doublait la mise avant la pause avec la sérénité d’un buteur en confiance. L’ailier de la Real Sociedad a rappelé à tous qu’il reste l’un des visages les plus justes du football espagnol.
En face, la Serbie n’a jamais vraiment existé. La deuxième mi-temps n’a fait que confirmer la supériorité d’une Roja rayonnante : Muñoz a parachevé le festival sur un service inspiré de Ferran Torres. Un succès sans enjeu, mais riche en symboles, tant cette Espagne semble prête à écrire de nouvelles histoires — toujours avec élégance.

